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12 janvier 2005 Charte : quelques propositions de changement
Après avoir lu les diverses contributions, je vous propose sur la base de la dernière version quelques changements ; Cela vise suivant les cas à diminuer les tournures négatives, clarifier, simplifier. Soyez indulgents et bravo à tous ! bien sûr à débattre le 15. Autre chose : Je crois qu’il serait effectivement utile une fois la charte finalisée d’en faire une version courte "en français facile", un peu comme les infos sur RFI à 22h.
des commentaires et des propositions d' ajouts.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! (Appel du Général de Gaulle)
INTRODUCTION Nous citoyens et citoyennes de toutes origines, sommes riches d’un héritage spirituel multiple et de la pensée du siècle des lumières ; Nous décidons d’agir pour que les valeurs qui nous unissent redeviennent porteuses d’espoir (et pour que ces espoirs se concrétisent ? dans la mesure du possible ? utopie ou réalisme ?).
Le constat qui nous anime est désormais connu : Le monde est plus riche que jamais et les pays à constitution démocratique n’ont jamais été aussi nombreux (ou trouver autre phrase qui contrebalance ce qui suit). Pourtant le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère. Les sciences n’ont jamais connu autant d’avancées ; Mais ce sont les vieilles logiques de guerre qui l’emportent : Guerres économiques, sociales, religieuses ou militaires, combinées à l’irresponsabilité écologique, elles provoquent des régressions majeures et mettent en péril le vivant (ou : la planète et nos enfants ou : l’écosystèmes dont nous sommes issus).
Alors que l’action politique est déconsidérée, une dérive d’ampleur mondiale rend l’homme esclave de l’économie ; Le régime oligarchique, c’est à dire la domination des plus riches, se substitue au gouvernement du peuple et affaiblit nos démocraties. Nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère ; Notre première action est de lancer cet appel au sursaut individuel et collectif, et pour une refondation démocratique :
1) À QUI S’ADRESSE CET APPEL ? A tous les citoyen(ne)s qui se reconnaissent dans les valeurs tout à la fois (démocratique ?) sociale et écologique et qui veulent contribuer au débat et au bien public, en dehors ou en complément des partis traditionnels. De telles valeurs s’expriment en particulier par l’exigence de la solidarité et de la justice sociale, par la trilogie républicaine de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, par une laïcité ouverte et tolérante au dialogue entre cultures, par le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable.
Ces valeurs sont celles d’un humanisme exigeant, conscient que l’humanité peut se construire comme sujet positif de sa propre histoire, si et seulement si elle cesse de détruire sa propre demeure et ses écosystèmes.
NB : l’appel s’adresse-t-il aussi à la société civile, aux médias et aux autres pays auquel cas c’est peut être à indiquer ici : société civile (associations) pour qu’elles rejoignent le mvmt médias, pour donner de la visibilité autres pays, pour travailler à des propositions communes.
2) POUR QUOI FAIRE ? Faire vivre ces valeurs et ne pas se contenter de les proclamer fait de nous des « veilleurs d’humanité », disposés à exercer en permanence notre vigilance, notre capacité de résistance individuelle et collective, notre force de proposition, partout et notamment là où des droits humains fondamentaux sont bafoués, où la fraternité humaine est trahie.
Nous voulons bousculer le paysage politique, en créant un espace de délibération publique et auto-géré. Dans la perspective des échéances électorales 2007, nous ferons naître et/ou porterons des propositions de lois cohérentes avec cette Charte. Nous agirons pour que le pouvoir politique soit davantage un outil de coopération créative au service du bien commun, et moins une source de domination. A terme, nous rèvons d’une communauté de citoyen(ne)s libres, affranchis et solidaires.
pris de la partie 3, c’est une redite du 1er paragraphe de la partie 2 : Considérant que le pouvoir est à créer plus qu’à prendre nous choisissons d’abord de reprendre du pouvoir sur nos propres vies face aux logiques de peur, de fatalité, d’impuissance. Or reprendre ce pouvoir c’est d’abord pratiquer ces valeurs partout où nous le pouvons et dénoncer les obstacles à leur réalisation.
Un ancien paragr de cette partie est peut-être mieux placé dans l’intro : Un ancien paragr de cette partie est peut-être mieux placé dans la partie 4 :
3) SUR QUELLE BASE ET PAR QUELS MOYENS ? Cette exigence nous conduit à prendre l’ engagement mutuel de nous aider à vivre ces valeurs, de participer aux formes de résistance civique qui s’opposent à leur négation et de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’ensemble des propositions destinées à favoriser leur réalisation. Un comité de gestion des conflits sera créé de manière à faciliter la résolution des contradictions qui peuvent apparaître soit entre ces valeurs fondamentales (progrès social et exigence écologique, laïcité et tolérance, égalité et liberté etc.) soit sur la cohérence entre les moyens et les fins de leur mise en œuvre.
4) COMMENT VOULONS NOUS SITUER CE MOUVEMENT ? Nous voulons nous situer en amont des forces et partis politiques et pour cela nous voulons organiser entre nous des bourses d’échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l’usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en œuvre ce projet. Nous demanderons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament de ces valeurs de participer à des campagnes civiques et à des propositions législatives qui développent le droit d’initiative et à la participation civique sous toutes ses formes et nous demanderons que des moyens publics soient mis au service d’une telle refondation démocratique.
Un projet pour la France doit s’inscrire dans une dynamique européenne et internationale destinée à promouvoir ces valeurs à l’échelle européenne et planétaire.
5) SELON QUEL MODE DE FONCTIONNEMENT ? Nous voulons fonctionner suivant un mode d’autogestion reposant sur l’engagement de chacun. Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention . Il s’agit en effet pour nous de faire du pluralisme de nos sensibilités et de nos expériences une force. Aucune unité profonde des différents courants écologistes et de gauche n’est possible, aucun programme de qualité n’est envisageable à la hauteur des défis qui attendent la France, sans cette qualité de pluralisme.
6) QUELS CRITÈRES DE CHOIX ET SELON QUELLES ÉTAPES DANS LE TEMPS Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques et d’autre part à la coupure réelle entre les clercs de la politique et les citoyens de plus en plus indifférents ou désabusés. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire qui mérite examen. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et municipaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre. Le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pourra intervenir qu’ensuite.
Un ancien paragr de cette partie est mieux situé in 3) moyens
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements de citoyens Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de production et de consommation conformes au commerce équitable et à des modes de développement soutenables, nos droits sociaux de manière à favoriser les formes économiques les plus coopératives et solidaires, nos droits civiques en vue de développer une véritable démocratie articulant pleinement les fonctions participatives, délibératives et représentatives. Nous ferons de notre droit de vote le prolongement cohérent de ces objectifs en veillant à ce que la république française ne revive plus jamais l’indignité de voir un parti d’extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.
NB : sur la liste de diff j’envoie une version word avec marques de révision.
Allez bon courage !
lecuyer - Répondre à ce message
11 janvier 2005 > Débat sur les projets de charte
Bonjour à tous les signataires potentiels de la charte !
J’ai proposée une autre charte parce que celle de Patrick me dérangeait sur 3 points :
1/ la charte proposée s’appuie sur "les valeurs" et demandent à ceux qui la signent de les appliquer (enfin !)... Or pour moi les valeurs, si elles ne sont pas portées au pouvoir (c’est à dire qu’un gvt met en place des réformes qui permettent d’appliquer ces valeurs à l’échelle du pays), l’engagement sur des valeurs reste un voeux pieux, qui ne mange pas de pain, qui ne sert à rien, et surtout qui ne gêne personne. D’un côté, il est facile de signer cette charte parce que même si on ne respecte pas ses engagements, personne n’en saura rien, de l’autre, pour quelqu’un comme moi qui ne signe jamais rien que je ne saurais tenir, ces promesses "générales" : consommer équitable, favoriser la justice sociale...m’ennuient beaucoup.
2/ Je n’aime pas non plus ce que je qualifie de "fausse logique" : "De telles valeurs s’expriment en particulier --> par l’exigence de la justice sociale, par la trilogie républicaine : égalité, fraternité, liberté..." Pour ceux qui ont un peu travaillé sur ces concepts, on sait qu’avant d’être concrets et utiles, il faudra des bouquins entiers.
Tandis que par exemple prôner "l’égalité des droits de chacun" dans les faits, et la responsabilité en parole et en acte de chacun, on cerne mieux les effets de son engagement ! Sur cette responsabilité par exemple, si on perçoit que quelqu’un d’entre nous dit des choses qu’il ne tient pas, cela veut dire qu’ il ne respecte pas ses engagements : au pire il est exclu du mouvement ! Ce qui veut dire que si des politiques professionnels nous rejoignent, ils devront faire attention à leur paroles ! Et qu’a priori toute parole énoncée par l’un de nous, essaie d’être objective, et que toute intention essaiera d’être réalisée.
Un gros progrès ? Non ?
Sur les droits : on peut aussi être efficace en veillant à ce que nos relations s’établissent en toute égalité, dès que possible : homme-femme, Province-Paris, entre personnes de milieux sociaux différents...
3/ Par ailleurs, son positionnement gauche écologiste stricto sensu empêche d’autres tendances citoyennes de nous rejoindre : progressistes, démocrates, citoyens en mal de politique, gens déboussolés, jeunes révoltés, etc. ... Cela ne serait pas très grave dans un premier temps, si, en bonne pragmatique que je suis, j’arrivais à percevoir quelles stratégies "gagnantes" pourrait sortir de ce positionnement classique à gauche ? Si je m’engage avec Dossier 2007, suis-je certaine que le 21 avril ne se reproduira pas ? En quoi est-ce que je n’aurais pas à revoter Chirac ou Sarko en 2007 pour faire face au Front N ??? Est-ce qu’en 2007, on n’est sûr, grâce à ce mouvement de pouvoir rétorquer efficacement au coup "sécuritaire" contrairement à 2001 (je ne sais pas si vous avez remarqué mais avant les régionales on a eu l’affaire "foireuse" du groupe terroriste AZF !).
Et bien dans l’état de notre mouvement et de notre texte, rien ne me permet de le dire.
Les gens de gauche (dont je suis) croient que les bons sentiments humanistes, les idéaux, les valeurs à partager, suffisent ! C’est oublier l’histoire et la réalité brutale du monde : la gauche n’est arrivée au pouvoir que parce qu’"un homme de pouvoir" s’est emparé du PS. Elle l’a perdu parce que les Français croient que la gauche n’est pas capable d’autorité en matière de sécurité ! Ensuite quand la gauche est au pouvoir, après quelques "rêves", le libéralisme reprends le dessus !
Les gens de gauche manquent de réalisme et c’est pour cela que leurs valeurs sont rarement au pouvoir, alors qu’elles sont partagées par la grande majorité des Français et des peuples. Celles de la droite, pourtant défendues par une petite minorité sur la planète sont celles que nous sommes obligées de subir tous les jours.
Alors je demanderais au partisan de ce positionnement "Gauche" de véritablement réfléchir à cette question cruciale : En quoi D2007 apporte une réponse différente ? Qu’elles sont les stratégies qu’on peut espérer gagnantes à partir de ce positionnement G ? Pour ma part c’est très difficile de faire mieux que ce qu’offre le paysage politique actuel... Et Comme les mvts de gauche ne vont pas se rassembler sur un seul candidat Dossier 2007, franchement je ne vois pas !
Enfin, si j’apprécie le travail de synthèse tenté par Jean-Pierre, je dirais qu’il ne suffit pas encore car il laisse exister toutes les ambiguïtés soulevées ci-dessus. De plus le texte est trop long et trop compliqué. Comme dit Sarah, il faut un texte très concis sobre et clair, qu’une seule lecture permette de le comprendre. Aucun de nos 3 textes n’atteint ces exigences ! celui de Timsit, si il est clair, se situe trop en amont de notre problème. Mais nous devons nous rapprocher de son style d’écriture.
Quel travail ce Dossier 2007 ? Aller, courage, faut pas mollir !
Claire
Claire M3T - Répondre à ce message
12 janvier 2005 > Débat sur les projets de charte
Chère Claire
Chacun sait que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et qu’aucune charte ne garantira jamais son application par tou-te-s ses signataires. Pour moi la fonction d’une charte au travers des valeurs exprimées c’est de permettre à ses signataires potentiels de s’y reconnaitre pour pouvoir y adhérer.
Pour quelqu’un comme moi qui se bat depuis 20 ans pour faire reconnaitre l’écologie politique comme un dépassement de la gauche, le clivage gauche-droite n’est pas le seul car d’autres axes structurent le paysage politique (jacobin-girondin, violent-non-violent, productiviste-non-productiviste, nationaliste- altermondialiste, révolutionnaire-réformiste etc...). Je suis de plus d’accord avec toi pour constater une forte résistance à ce clivage gauche-droite y compris dans les participants à cette initiative. Pour autant ce clivage existe et comme beaucoup de gens y font référence (plus d’ailleurs quand on voit ce que c’est la droite au pouvoir), il me parait nécessaire que les gens qui se reconnaissent de gauche se retrouvent dans cette démarche et donc se reconnaissent dans cette charte si nous voulons “que la république française ne revive plus jamais l‚indignité de voir un parti d‚extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.”
Je pense que nous pouvons trouver des formulations qui n’empêchent pas “d’autres tendances citoyennes de nous rejoindre : progressistes, démocrates, citoyens en mal de politique, gens déboussolés, jeunes révoltés, etc. ... “ car ce n’est la volonté de personne dans cette initiative.
En quoi D2007 apporte une réponse différente ?
je trouve novateur que notre charte aborde les 3 outils dont nous disposons Pour espérer transformer la société.
1 notre bulletin de vote : c’est bien que cette initiative revendique que les citoyens que nous sommes soient associés autrement qu’en déposant simplement un bulletin dans l’urne tous les 5 ans.
2 notre porte-monnaie : selon la façon dont nous dépensons notre argent nous induisons un certain type d’économie et donc de société. Selon moi c’est complètement novateur qu’un mouvement politique précise Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de consommation conformes au commerce équitable
3 notre souris : les NTIC sont un formidable outil au service de la démocratie dans la mesure où chacun peut trouver l’info qu’il veut (et l’info c’est du pouvoir) et réagir auprès des décideurs pour faire connaire son point de vue. Je trouve bien que notre charte mette en avant l’utilisation de ces outils Nous organiserons entre nous des bourses d‚échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l‚usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en ?uvre ce projet
Qu’elles sont les stratégies qu’on peut espérer gagnantes ?
on ne gagnera pas uniquement avec les partis qui se revendiquent de gauche ou écologistes, on ne gagnera pas non plus en comptant uniquement sur des citoyen-ne-s qui nieraient toute réalité à ce clivage gauche-droite. Pour moi nous ne gagnerons collectivement que si nous parvenons à imposer aux partis qu’ils doivent prendre en compte l’aspiration des citoyen-ne-s à participer à un processus d’élaboration de priorités pour le mandat 2007-2012 et de désignation des candidat-e-s pour les représenter.
A ce stade, comme tous les amendements se sont faits sur le texte proposé par Patrick Viveret, il me semblerait préférable que tu proposes tes propres amendements à la dernière mouture de la synthèse. Il me parait essentiel que nous sortions du 15 avec un texte adopté collectivement. Même s’il est imparfait, c’est un élément essentiel si nous voulons que le 15 janvier soit le point de départ d’un processus de rassemblement qui oblige les partis politiques à le prendre en compte.
Et au risque de me répéter nous n’avons que cette année pour réussir ce pari.
Cordialement
Alain
Répondre à ce message
13 janvier 2005 > Débat sur la charte et stratégie du MVT D2007
Cher Alain,
"Chacun sait que les promesses n’engagent que ceux qui y croit".
Ce dicton caractérise notre vie politique actuelle ! C’est un des ferments les plus puissant de corruption de notre vie publique.
Que, dans le cadre de MVT D2007, ne pas" tenir ses promesses" soit mis au rang du péché mortel, ne me gênerait pas plus que ça ! Certains contributeurs ont rapporté l’importance d’obliger nos politiques à tenir leurs promesses (par la loi et l’exclusion de la vie poltique en cas de non respect de leurs paroles).Ce serait une avancée démocratique indéniable, qui devrait être auparavant notée dans notre charte !
Sur cette stratégie tu ne me réponds que par des impossibles ! Aucune proposition positive qui prenne pour base notre positionnement "Gauche -écologie". J’en déduis que, pour l’instant, personne n’a fait un vrai travail de réflexion là-dessus (ou en tout cas si il existe il n’est pas donné à voir !) C’est ce qui m’ennuie le plus !
Car "chat échaudé craint l’eau froide". "Il ne sert à rien de courir, il faut partir à temps " cad quand on est persuadé d’avoir au moins une hypothèse de stratégie gagnante, condition sine qu non, d’envisager des actions cohérentes et adaptées ! Savoir où on va, dans quels buts, avec quelles échéances !
Car sinon il risque d’y avoir des déconvenues énormes ! Pour moi par exemple, je ne veux pas m’investir à PERTE ! Je veux que nous REUSSISSIONS ! C’est une exigence ! Car la vie est trop courte pour perdre son temps en billevesées ...
Donc avant de partir, même si nous n’avons que 2 ans, je veux d’abord être renseigner sur ces stratégies !
Je propose même d’animer un groupe sur la définition de ces "stratégies du mouvement Dossier 2007", si personne ne s’en est encore occupé !
Claire M3T - Répondre à ce message
10 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
Essai de synthèse à partir des différentes contributions et de la synthèse réalisée par Jean Pierre
Alain Uguen
Projet de charte d’engagement civique et citoyen Vivons les valeurs dont nous nous réclamons !
INTRODUCTION Nous citoyens et citoyennes, riches d’un héritage spirituel multiple et de la pensée du siècle des lumières, constatons que : Le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère, nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère de domination à l’oeuvre dans nos sociétés dites démocratiques, en réalité et de ce fait même oligarchiques. Qu’une dérive mondiale rend l’homme esclave de l’économie et de la domination des puissants. Alors que toute vraie démocratie s’appuie sur des citoyens qui sont, en général, ceux qui tour à tour gouvernent et sont gouvernés, nous lançons un appel à un sursaut démocratique
1- À QUI S’ADRESSE CET APPEL ? L’appel qui nous réunit rassemble des citoyen(ne)s qui se reconnaissent dans les valeurs tout à la fois sociales et écologiques. Ces valeurs sont celles d’un humanisme exigeant, conscient que l’humanité ne peut se construire comme sujet positif de sa propre histoire dans la paix, la justice et la démocratie que si elle préserve sa propre demeure et cesse de détruire les écosystèmes dont elle est issue . De telles valeurs s’expriment en particulier par l’exigence de la solidarité et de la justice sociale, par la trilogie républicaine de la liberté illimitée d’expression et liberté d’action "régulée”, de l’égalité femmes-hommes et de la fraternité avec les plus faibles du moment, par une laïcité ouverte et tolérante au dialogue entre cultures, par le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable.
2- POUR QUOI FAIRE ? Faire vivre ces valeurs et les transformer en droits positifs, nous voulons -nous comporter en "veilleurs d’humanité ", disposés à exercer en permanence notre vigilance, notre capacité de résistance individuelle et collective, notre force de proposition partout, notamment là où des droits humains fondamentaux sont bafoués, où la fraternité humaine est trahie , partout où des écosystèmes sources de vie sont menacés. Cette exigence est d’autant plus fondamentale que l’humanité vit un moment critique de son histoire où les logiques de guerre sous toutes les formes (économiques, sociales, militaires ou religieuses) combinées à l’atomisation sociale et à l’irresponsabilité écologique provoquent des régressions majeures dans l’ordre social culturel ou démocratique. Un projet pour la France doit s’inscrire dans une dynamique européenne et internationale destinée à promouvoir ces valeurs à l’échelle européenne et planétaire.
3- SUR QUELLE BASE ET PAR QUELS MOYENS ? Considérant que le pouvoir est à créer plus qu’à prendre nous choisissons d’abord de reprendre du pouvoir sur nos propres vies face aux logiques de peur, de fatalité, d’impuissance. Or reprendre du pouvoir sur nos propres vies c’est d’abord choisir , sans attendre, de pratiquer ces valeurs qui nous animent partout où nous le pouvons et de dénoncer les obstacles à leur réalisation partout où ils se situent. Pour changer les choses il est nécessaire d’être capable de se remettre en cause, de remettre en cause sa façon de se représenter le monde. Cette exigence nous conduit à prendre l’ engagement mutuel de nous aider à vivre ces valeurs, de participer aux formes de résistance civique qui s’opposent à leur négation et de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’ensemble des propositions destinées à favoriser leur réalisation. Un comité de gestion des conflits sera créé de manière à faciliter la résolution des contradictions qui peuvent apparaître soit entre ces valeurs fondamentales (progrès social et exigence écologique, laïcité et tolérance, égalité et liberté etc.) soit sur la cohérence entre les moyens et les fins de leur mise en œuvre.
4- COMMENT VOULONS NOUS SITUER CE MOUVEMENT ? Nous organiserons entre nous des bourses d’échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l’usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en œuvre ce projet. Nous demanderons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament de ces valeurs de participer à des campagnes civiques et à des propositions législatives qui développent le droit d’initiative et à la participation civique sous toutes ses formes et nous demanderons que des moyens publics soient mis au service d’une telle refondation démocratique.
5- SELON QUEL MODE DE FONCTIONNEMENT ? Nous voulons fonctionner suivant un mode d’autogestion reposant sur l’engagement de chacun. Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention . Il s’agit en effet pour nous de faire du pluralisme de nos sensibilités et de nos expériences une force. L’unité des courants de gauche et écologistes etde tou-te-s les citoyen-ne-s qui se reconnaissent dans notre projet, un programme social et solidaire cohérent et de qualité à la hauteur des défis nationaux et mondiaux nécessitent cette qualité de pluralisme .
6- QUELS CRITÈRES DE CHOIX ET SELON QUELLES ÉTAPES DANS LE TEMPS Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire et les moyens et méthodes pour y parvenir qui méritent examen. Le pouvoir est une charge et une responsabilité et non un droit à des prérogatives et des priviléges : il suppose la transparence des comptes publics. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et locaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre, le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pouvant intervenir qu’ensuite. Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent.
7- L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de production et de consommation conformes au commerce équitable et à des modes économiques soutenables (réduction de l’empreinte écologique du Nord, développement soutenable du Sud), nos droits sociaux de manière à favoriser les formes économiques les plus coopératives et solidaires, nos droits civiques en vue de développer une véritable démocratie articulant pleinement les fonctions participatives, délibératives et représentatives. Nous ferons de notre droit de vote le prolongement cohérent de ces objectifs en veillant à ce que la république française ne revive plus jamais l’indignité de voir un parti d’extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.
Répondre à ce message
14 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
"Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent." Excusez-moi, mais rien que cette proposition me paraît grotesque. Si l’on prend l’exemple du Nouvel Observateur, qui a soutenu toutes les saloperies de la fausse gauche au pouvoir et contre lesquelles votre action prétend s’élever, comment aller vous lui demander d’ouvrir ses colonnes aux débats démocratiques que vous voulez impulser ? Comment croire à la sincérité de votre démarche avec de tels alliés ?
Dav. - Répondre à ce message
15 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
"grotesque".."saloperies" etc.c’est justement pour éviter ce genre de phrase qui interdit tout débat que j’ai proposé la phrase suivante dans la charte :
"Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention"...Patrick V
patrick - Répondre à ce message
15 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
Toutes mes excuses, je retire le qualificatif de "grotesque", après tout, vous n’êtes pas obligé de connaître le Nouvel Observateur. Les précaires et autres laissés pour compte, les altermondialistes traînés dans la boue, qualifés de gauchistes, d’extrémistes par ce journal me comprendront. Il me semble que c’est vous qui esquivez le débat. Il n’y a nul procès d’intention dans mes propos. Je peux approfondir, donner des exemples des saloperies (ça, je le maintiens) commises par Julliard et autres du Nouvel Obs’. Un seul, au hasard, parmi des centaines. Avez-vous oublié comme le Nouvel Obs’ a traîné Pierre Bourdieu dans la boue, jusqu’à sa mort, tout en publiant au moment de son décès, à des fins bassements mercantiles, un inédit spolié à sa famille. S’il s’agit d’éviter l’analyse des raisons qui ont conduit Le Pen au 2ème tour et remettre, in fine, les mêmes au pouvoir, ce c’est pas la peine. Pour moi, on ne débat pas en cachant la poussière sous le tapis.
Dav. - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Trop long
Bonjour,
Je pense que cela est vraiment trop long !
La charte doit être beaucoup plus claire et succinte pour susciter l’adhésion à notre démarche !
Qu’en pensez-vous ?
Bruno - Répondre à ce message
10 janvier 2005 > Trop long
cher Bruno à ce stade de notre débat si tu souhaites un texte plus clair et plus succint proposes le nous ! je formule la même demande à l’égard de toutes celles et tous ceux qui ne sont pas satisfaits des tentatives de synthèse sucessives. Et je rappelle que c’est normalement samedi que nous devons adopter un tel projet. Amitiés. patrick
patrick viveret - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > "La charte de refondation démocratique"
Sur l’Idée de LLecuyer on pourrait appeler la charte que j’ai proposée , "charte de refondation démocratique". Ainsi celle rédigée par Patrick V. deviendrait "Charte de refondation de la gauche".
La signature des chartes pourraient se faire en deux temps : d’abord celle de type "Patrick" ( !) , puisque l’initiative est partie des mouvements de gauche et écologiques... puis la seconde de type "Claire"( !). Ce qui aurait pour effet de rassembler à terme tous les citoyens. Car je pense , que Nombreux sont les citoyens qui sont gênés par ce clivage "gauche-droite" (voir tous les échanges depuis le lancement de l’initiative) institué par cette première charte. Et ce n’est pas pour cela qu’il ne ressentent pas la profonde nécessité de rénover l’idée de politique dans notre pays, d’y refonder une véritable et "radicale" démocratie.
claire M3T - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Bonjour, Je propose que nous puissions répondre à un certain nombre de question au travers du projet de charte. Les réponses sur lesquelles nous nous mettrons d’accord permettront d’articuler cette charte et ainsi de clarifier nos intentions collectives. Je ne suis pas certain d’en avoir fait le tour, à vous de compléter éventuellement, mais aussi de commencer de voir, si les projets proposés répondent à ces questions, et d’autre part de fournir les réponses que vous souhaitez formuler.
Questions auxquelles la charte devrait apporter des réponses claires. 1. Quel constat de départ ou pourquoi ce mouvement ? 2. Quel objectif global se propose d’atteindre ce mouvement ? 3. Qui compose ce mouvement ? 4. Quelles sont les valeurs communes ou forces de vie que partagent les membres de ce mouvement ? 5. Quel type de fonctionnement et selon quel statut entend-il adopter ? 6. Quelle est sa méthode de travail ? 7. Comment ce mouvement se situe-t-il par rapport aux partis et forces politiques ? Aux autres associations ou mouvements citoyens ? 8. Comment ce mouvement envisage-t-il son avenir ? Quelles sont les grandes étapes ou échéances qu’il se fixe ?
Bien fraternellement Jean-Pierre
jean-pierre JOUANY - Répondre à ce message
8 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Je viens de relire les projets de Patrick et de Claire en recherchant les réponses aux questions que j’ai soulevées cela m’amène à proposer une forme de "compromis" qui certes s’appuie beaucoups sur la charte proposée par Patrick amendé par Domonique Taddeiet.. et un peu par moi-même.
Cela reste encore à travailler, mais voici ma proposition :
Projet de charte d’engagement civique et citoyen Vivons les valeurs dont nous nous réclamons !
INTRODUCTION Nous citoyens et citoyennes, riches d’un héritage spirituel multiple et de la pensée du siècle des lumières, constatons que : Le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère, nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère de domination à l’oeuvre dans nos sociétés dites démocratiques, en réalité et de ce fait même oligarchiques. Qu’une dérive mondiale rend l’homme esclave de l’économie et de la domination des puissants. Alors que toute vraie démocratie s’appuie sur des citoyens qui sont, en général, ceux qui tour à tour gouvernent et sont gouvernés, nous lançons un appel à un sursaut démocratique et lançons l’appel suivant :
1) À QUI S’ADRESSE CET APPEL ? Que tous les citoyen(ne)s qui se reconnaissent dans les valeurs tout à la fois sociale et écologique . Ces valeurs sont celles d’un humanisme exigeant, conscient que l’humanité ne peut se construire comme sujet positif de sa propre histoire dans la paix, la justice et la démocratie que si elle préserve sa propre demeure et cesse de détruire les écosystèmes dont elle est issue . De telles valeurs s’expriment en particulier par l’exigence de la solidarité et de la justice sociale, par la trilogie républicaine de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, par une laïcité ouverte et tolérante au dialogue entre cultures, par le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable.
2) POUR QUOI FAIRE ? Faire vivre ces valeurs et ne pas se contenter de les proclamer abstraitement fait de nous des « veilleurs d’humanité », disposés à exercer en permanence notre vigilance, notre capacité de résistance individuelle et collective, notre force de proposition partout, notamment là où des droits humains fondamentaux sont bafoués, où la fraternité humaine est trahie , partout où des écosystèmes sources de vie sont menacés. Cette exigence est d’autant plus fondamentale que l’humanité vit un moment critique de son histoire où les logiques de guerre sous toutes les formes (économiques, sociales, militaires ou religieuses) combinées à l’atomisation sociale et à l’irresponsabilité écologique provoquent des régressions majeures dans l’ordre social culturel ou démocratique. Un projet pour la France doit s’inscrire dans une dynamique européenne et internationale destinée à promouvoir ces valeurs à l’échelle européenne et planétaire.
3) SUR QUELLE BASE ET PAR QUELS MOYENS ? Considérant que le pouvoir est à créer plus qu’à prendre nous choisissons d’abord de reprendre du pouvoir sur nos propres vies face aux logiques de peur, de fatalité, d’impuissance. Or reprendre du pouvoir sur nos propres vies c’est d’abord choisir , sans attendre, de pratiquer ces valeurs qui nous animent partout où nous le pouvons et de dénoncer les obstacles à leur réalisation partout où ils se situent. Cette exigence nous conduit à prendre l’ engagement mutuel de nous aider à vivre ces valeurs, de participer aux formes de résistance civique qui s’opposent à leur négation et de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’ensemble des propositions destinées à favoriser leur réalisation. Un comité de gestion des conflits sera créé de manière à faciliter la résolution des contradictions qui peuvent apparaître soit entre ces valeurs fondamentales (progrès social et exigence écologique, laïcité et tolérance, égalité et liberté etc.) soit sur la cohérence entre les moyens et les fins de leur mise en œuvre.
4) COMMENT VOULONS NOUS SITUER CE MOUVEMENT ? Nous voulons nous situer en amont des forces et partis politiques et pour cela nous voulons organiser entre nous des bourses d’échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l’usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en œuvre ce projet. Nous demanderons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament de ces valeurs de participer à des campagnes civiques et à des propositions législatives qui développent le droit d’initiative et à la participation civique sous toutes ses formes et nous demanderons que des moyens publics soient mis au service d’une telle refondation démocratique.
5) SELON QUEL MODE DE FONCTIONNEMENT ? Nous voulons fonctionner suivant un mode d’autogestion reposant sur l’engagement de chacun. Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention . Il s’agit en effet pour nous de faire du pluralisme de nos sensibilités et de nos expériences une force. Aucune unité profonde des différents courants écologistes et de gauche n’est possible, aucun programme de qualité n’est envisageable à la hauteur des défis qui attendent la France, sans cette qualité de pluralisme.
6) QUELS CRITÈRES DE CHOIX ET SELON QUELLES ÉTAPES DANS LE TEMPS Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire qui mérite examen. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et municipaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre, le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pouvant intervenir qu’ensuite. Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent.
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements de citoyens Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de production et de consommation conformes au commerce équitable et à des modes de développement soutenables, nos droits sociaux de manière à favoriser les formes économiques les plus coopératives et solidaires, nos droits civiques en vue de développer une véritable démocratie articulant pleinement les fonctions participatives, délibératives et représentatives. Nous ferons de notre droit de vote le prolongement cohérent de ces objectifs en veillant à ce que la république française ne revive plus jamais l’indignité de voir un parti d’extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.
jean-pierre JOUANY - Répondre à ce message
9 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Le texte que tu proposes me conviens, il est élargi à tous les citoyens, la notion de comportement peut être substituée à celle de "Valeur". On pourrai lui repprocher d’être trop littéraire et pas suffisament pragmatique et proche de la réalité (Cf louise et Claire), mais cette réalité c’est celle que nous avons la prétention de construire, il n’y a donc pas contradiction. Il y a et aura encore plus après le choix des différents thèmes tout loisir d’être pragmatique. Deux bémols, celui du "comité de résolution des conflits" (paragraphe 4) une contradiction ne débouche pas forcément sur un conflit - le terme de médiation conviendrai mieux. Enfin le dernier point, ta dernière phrase, je suis d’accord qu’un parti adepte de la pensée binaire bon/mauvais ne soit pas en mesure génerer du bonheur de vivre, mais une telle phrase qui s’inscrit en opposition détonne dans un texte positif et volontariste, et j’ai du mal à voir son utilité dans une telle charte.
Pierre 31500
Pierre 31500 - Répondre à ce message
9 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Si nous voulons travailler de manière constructive dans les prochains jours et le 15 , il nous faut en effet un texte de référence que nous puissions ensuite amender. Le texte de Jean Pierre a le mérite de tenter une synthèse entre plusieurs des textes déjà en discussion. Pouvons nous le prendre comme base de travail ? Si c’était le cas il faudrait alors que les propositions à venir puissent s’exprimer sous la forme précise d’amendements.
Cette procédure n’exclut pas les débats et les commentaires plus généraux mais nous pouvons les faire ailleurs sur le site (forum sur cahiers de proposition ou de revendication) ou sur la liste(diff@2007.org). C’est le cas par exemple de propositions comme celles de Sylvain qui propose (entre autres) un revenu minimum inconditionnel. Elles ont toute leur place dans le débat des cahiers de proposition et de revendication. Mais ici la fonction de cette charte, ce sont les propres engagements civiques et mutuels que nous prenons entre nous afin de faire de notre diversité, de nos différences et souvent de nos divergences, un atout. Celà passe par un haut niveau de qualité démocratique et relationnelle. Sans cette qualité, ce passionnant mouvement que nous sommes en train d’inventer ensemble aura tôt fait d’exploser en fonction des sensibilités et des humeurs de chacun. Amitiés à tous. Patrick V
patrick viveret - Répondre à ce message
10 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Bonjour à tous,
Je suis d’accord sur le projet de charte que tu proposes. Cependant, à part l’intro, à laquelle j’adhère autant sur la forme que sur le fond, je trouve les tournures de phrases et le vocabulaire un peu emberlificotés. Je crains qu’il ne soit parlant que pour une élite. Je me demande lequel de mes voisins (je vie dans une cité très populaire) lirait jusqu’au bout cette charte.
Amicalement
Fabienne
fabienne Chabrolin - Répondre à ce message
14 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Fabienne,
Votre texte est court mais très pertinent ! Je suis complètement d’accord avec vous ! les textes des propositions actuelles sont beaucoup trop emberlificotés. Et ils sont trop long, élitistes et ça c’est un très très gros défaut...
J’espère que les présents du 15 janvier dans la commission Charte, vont tenir compte de vos remarques. Peut-être y serez-vous et dans ce cas "ne lâchez pas le morceau : vous avez entièrement raison !
Attention ne pas placer ce mouvement du côté intello ! Il nous faut des textes simples et courts faciles à comprendre, car en face on a des gens qui savent très bien faire pour en appeler au peuple ! Ne l’oublions pas !
Je voudrais pas dire mais mes formulations (qu’on retrouve dans le premier article façon Jean-Pierre que Fabienne met à part dans sa critique) était un peu plus forte et simple aussi. Il faut tenter de trouver une forme dynamique à cette charte, qu’elle soulève un peu de passion et d’émotion.
Qu’on s’envole... qu’on rêve juste ce qu’il faut ...
Claire
Claire M3T - Répondre à ce message
20 janvier 2005 L’œcuménisme, jusqu’à quel point ?
J’ai essayé, sans doute maladroitement, de soulever le problème qui se pose à moi, et sans doute à d’autres, pour adhérer à ce projet. Je l’ai fait à travers le soutien du Nouvel Observateur, que je trouve particulièrement incongru tant ce journal a soutenu les adversaires du mouvement social.
Comment croire à la réussite d’une telle entreprise si on ne se penche pas sur le passé, si l’on se refuse à tirer les leçons de la trahison de la gauche au pouvoir ? Si on ne le fait pas, les mêmes causes produisant les mêmes effets...
Il n’est que de voir ce qui se passe en ce moment avec l’expulsion des sans-papiers du local de la fédération PS du Pré-Saint-Gervais. Pour avoir accompagné le groupe qui s’était rendu à la mairie pour demander un entretien avec les élus, je peux témoigner de la brutalité des policiers appelés par les élus PS. Alors que nous étions poussés dehors, sans que nous opposions la moindre résistance, des policiers faisaient une espèce de haie d’honneur dans les escaliers et plusieurs d’entre nous ont pris des coups de poings ou de tonfas par des policiers très agressifs, dont le comportement ressemblait à celui de fauves à qui on n’a rien donné à manger pendant plusieurs jours. Peu de temps après, les policiers ont enfoncé la porte du local où les sans-papiers s’étaient réfugié depuis 6 jours. 6 personnes ont été arrêtés, désignés par des militants du PS. Il y a des blessés, qui ont été hospitalisés. J’imagine la suite, s’il y a des problèmes (par exemple avec les personnes hospitalisées), on va dire, comme pour les soldats américains d’Abou Grahib, ou les soldats anglais en Irak (sans toutefois comparer le niveau des actes) : la hiérarchie n’y est pour rien, ce ne sont que des comportements individuels.
Au 2ème étage de la mairie, un buste de Jaurès trône dans un coin. Comment ces socialistes en peau de lapin osent-ils se réclamer de lui ?
Je tiens à préciser que je suis journaliste et que je n’ai pas l’habitude de bidoner. Tout ce que je dis peut être vérifié.
Pour terminer, je ne comprends pas cet angélisme par rapport aux gens de droite qu’il ne faudrait pas effrayer. En dehors des comportements que je signale ci-dessus, la gauche et la droite, ça existe. Tout comme la lutte de classes, il y a combat des idées. Ce n’est pas en faisant une mauvaise mayonnaise en mélangeant tout et son contraire qu’on arrive à construire quelque chose de constructif. Mais, je le répète, cet aspect est secondaire par rapport à la question des leçons à tirer de l’expérience de la gauche au pouvoir.
Dav. - Répondre à ce message
12 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
J’ai repris le texte de la charte (§6), déjà amendé qui contient ma proposition d’amendement.
OBJECTIF 2007
CHARTE PV
6-Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin d’une part à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques, d’autre part à la coupure réelle entre les clercs de la politique et les citoyens de plus en plus indifférents ou désabusés. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire qui mérite examen. C’est un enjeu de long terme destiné à combler le désert démocratique dans lequel errent les organisations politiques à la recherche de l’optimum déterminé par les sondages, les études de marketing électoral et les modes médiatiques. L’enjeu de long terme ne constitue pas toutefois pas une raison pour ne pas nous préoccuper des prochaines échéances électorales. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et municipaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre, le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pouvant intervenir qu’ensuite. Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent.
michel - Répondre à ce message
13 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
A partir du texte de Jean-Pierre, je suggère de remplacer
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements de citoyens
PAR
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements quotidiens.
Ce qui est plus cohérent avec la déclinaison des 3 types de "droits" qui suit ce paragraphe.
Philippe Assens - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Voici une autre tentative de rédaction de charte, plus “à ma convenance”, qui veut sortir de ce clivage gauche-droite, qui n’est pour moi qu’un moyen stérile de diviser la société de façon à ce que la loi agissante "celle du plus fort et du plus riche" et son cortège de "mécanismes motifères" : mensonge, exclusion, chefferie, injustice... ne soient jamais remise en cause ".
CHARTE
Préambule
Cette charte n’a pour vocation que d’être une plateforme de base (un contenant) permettant que se développe un mouvement citoyens (au sens large du terme, dont on ne sait décrire à l’avance ce qu’il deviendra (contenu, valeurs...) avec l’énoncé des règles de fonctionnement qui permettent de s’assurer que d’aucun ne dérivera jamais plus vers des prises de pouvoir personnelles... C’est surtout cela qui est à craindre dans tout mouvement démocratique, ce dévoiement vers la dictature de quelques-uns (l’oligarchie) qui savent très bien manipuler les autres par tous les moyens : mensonge, propagande... terreur... Nous devrons toujours y veiller, d’autant plus en cas de succès !
“Au mépris de la postérité, la monarchie, perverse, avait détruit “l’esprit public” pour couvrir une plaie d’argent. Politiquement, on y voit l’art qu’on eut la plupart de nos rois [et de nos gouvernants (c’est moi qui ajoute)] pour diviser les hommes afin de les gouverner plus absolument. Divisée par une multitude de cloisons, la société était déjà nivelée par la monarchie qui, parce qu’elle avait compris l’intérêt de viser une législation uniforme et homogène pour mieux étendre sa tutelle, s’était chargé d’enseigner à ses administrés les plaisirs de l’égalité tout en empêchant soigneusement qu’ils se rencontrent, ne les préparant pas à agir en commun, pour un bien public.” Tocqueville “La révolution et l’ancien régime”
" C’est en chargeant le citoyen de petites affaires, bien plus qu’en leur livrant le gouvernement des grandes, qu’on les intéresse au bien public, qu’on leur fait voir qu’on a besoin des autres pour le produire.” Ibid
" Un citoyen est, en général, celui qui tour à tour gouverne et est gouverné. " Aristote
Postulats
Nous “concitoyens concitoyennes”, tous fils et filles des aspirations de La révolution française, conscients que le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère, nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère de domination à l’oeuvre dans nos sociétés dites démocratiques, en réalité et de ce fait même oligarchiques. Les institutions démocratiques (en tant que levier de l’action collective) appartiennent à la nation et ne doivent être utilisées que dans l’intérêt général de celle-ci : elle ne doivent pas servir les intérêts de quelques-uns mais de tous. Personne n’est légitime (ni groupe, ni corporation..) à conserver ou cumuler les pouvoirs à l’infini.
Nous “concitoyens concitoyennes” déclarons : “La loi du plus fort”, Mère de tous les vices, et de toutes les violences, est abolie ! Nous lui préférons la loi et les règles issues du débat démocratique auquel chaque citoyen peut participer en toute autonomie, et les projets de coopération basée sur une intelligence collective. Nous pensons avoir notre mot à dire dans notre destin collectif et nous décidons de nous doter des moyens de construire “notre vie ensemble”, par accords et désaccords féconds : transparence de l’information, débat démocratique, outils participatifs...
Nous “concitoyens concitoyennes” , nous consentons depuis trop longtemps à ce que le pouvoir soit un droit de tirage de la domination d’autrui, qui débouche sur l’humiliation, l’infantilisation et la peur, nous envisageons désormais le pouvoir comme un pouvoir de coopération créative, et de réalisation du bien commun à tous les niveaux de la vie publique, source de paix entre les hommes et les peuples.
Nous “concitoyens concitoyennes”, issus de traditions différentes, d’où que nous venions, qui que nous soyons, quel que soit notre race, notre sexe, notre religion, notre milieu social, nous sommes tous égaux en droit et responsables de nos paroles et nos actes, nous déclarons qu’aucun n’être ne saurait se penser supérieur à un autre, et s’arroger le droit d’utiliser l’energie et la force de ces autres, à des fins de profit personnel, sans consentement mutuel expliqué par contrat. Cela conduit à respecter l’autre, son droit à l’expression en permanence et à agir pour lutter contre toute forme de domination ou d’exclusion puis à bannir le mensonge, les promesses creuses, tout ce qui viseraient à l’endoctrinement ou à la propagande sectaire. Nous reconnaissons la nécessité du questionnement, du doute parfois, de la remise en question, et de l’esprit de négociation.
Nous “concitoyens concitoyennes”, liés les uns avec les autres, le temps de notre vie, dans un espace-temps commun , sommes attachés à préserver les conditions nécessaires à cette vie et prêts à nous unir pour combattre tout ce qui pourrait en affaiblir la qualité et la pérennité que ce soit à court comme à long terme. Nous nous opposerons aux logiques meurtrières et les remplaceront par des logiques de vie.
Objectifs du mouvements :
- 1/ Les objectifs à court terme sont de populariser le mouvement de la manière la plus large, d’inciter tous les citoyens et associations citoyennes à dialoguer et débattre en toute égalité et fraternité, de mettre en place tous les moyens permettant de toucher toutes les populations basées sur notre territoire. Il s’agit aussi de poser les bases d’une qualité de vie démocratique, en apprenant au fur et à mesure de notre avancement.
- 2/ L’objectif à moyen terme est de contribuer à remodeler tout le paysage politique français : de redonner un espace de délibération publique, et d’offrir aux citoyens volontaires des possibilités de construction du bien public. Il faut faire disparaître la notion de “classe ou de hiérarchie politique”, qui dérive d’une oligarchie qui ne dit pas son nom, residu des monarchies ou empires qui n’ont plus lieu d’être à l’aube de notre XXI siècle.
- 3/ L’objectif à terme n’est pas forcément d’exercer le pouvoir, mais de progresser collectivement, cad de trouver des solutions aux problèmes socio-politiques et écologiques de nos sociétés, de les faire entendre, et de les mettre en oeuvre afin que les valeurs portées par ses solutions soient agissantes. Si les propositions élaborées collectivement déclarées de haut intérêt public ne trouvaient pas leur "Chef de projet" dans les partis politiques habituels, alors nous élirions nos représentants pour <être au service> de ces projets.
4/ A très long terme, il s’agit de mettre en place une démocratie radicale au service de citoyens vivant ensemble, qui ne puissent plus jamais être détournée au profit de quelques-uns.
Engagements mutuels :
C’est pour concrétiser ces paroles, que je m’engage dans ce mouvement citoyen autogéré à responsabilité collective.
Ce mouvement se situe en amont des partis politiques et se veut une force collective de proposition et de contrôle de la vie publique.
C’est un mouvement politique au sens profond du terme “s’occuper de la polis” de notre cité commune.
J’accepte et je respecte son fonctionnement collectif et démocratique, je sais me remettre en question , je suis clair(e) et conscient(e) de mes objectifs personnels : le mouvement n’est pas un tremplin d’augmentation de pouvoir et ne le sera jamais.
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Je pense bien entendu que des modifications doivent être apportées... C’est un premier canevas qui mérite d’être débattu et retravaillé très précisément.
Qu’en pensez-vous ?
Au plaisir de vous lire,
Claire M3T
claire M3T - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte
"...responsables de nos paroles et nos actes, nous déclarons qu’aucun n’être ne saurait se penser supérieur à un autre, et s’arroger le droit d’utiliser l’energie et la force de ces autres, à des fins de profit personnel, sans consentement mutuel expliqué par contrat. Cela conduit à respecter l’autre..." : ça veut dire que celui qui aura réussi à faire signer ce type de contrat pourra se penser supérieur et exploiter les autres ? Il ne faut pas oublier que la plupart d’entre nous signons déjà actuellement des contrats de ce genre, soit-disant en toute connaissance de cause (comme pour tout contrat d’ailleurs) : contrat de travail, crédits à la consommation, et même bulletin de vote...
"Nous reconnaissons la nécessité du questionnement, du doute parfois, de la remise en question, et de l’esprit de négociation" : pas de négociation (on est pas en train de marchander, c’est dur d’oublier la loi du marché...) mais plutôt de la conciliation.
Ma proposition d’amendement : conserver le texte de Patrick Viveret et surtout son premier paragraphe.
christophe - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte : "la charte de la refondation démocratique"
Est-ce qu’en mettant un point après "autre", et en recommençant la phrase, le malentendu exprimé par vous "ça veut dire que celui qui aura réussi à faire signer ce type de contrat pourra se penser supérieur et exploiter les autres" est levé ?
Le texte devient alors : "...responsables de nos paroles et nos actes, nous déclarons qu’aucun n’être ne saurait se penser supérieur à un autre. Personne n’a de droit d’exploiter l’energie et la force de ces autres, à seule fin de profit personnel, a fortiori sans consentement mutuel expliqué par contrat. Cela conduit à respecter l’autre..." :
" Il ne faut pas oublier que la plupart d’entre nous signons déjà actuellement des contrats de ce genre, soit-disant en toute connaissance de cause (comme pour tout contrat d’ailleurs) : contrat de travail, crédits à la consommation, et même bulletin de vote..."
Je suis pour les contrats en tant que seul moyen qu’ont trouvé les hommes pour décrire les règles et de faire connaître les lois qui regissent une relation. Obliger à ces contrats en en explicitant les objectifs matérialisent les modalités de la relation ; c’est peut être un pas pour faire reculer l’exploitation, les abus hiérarchiques, en tout cas de proscrire l’esclavage...
En tout cas dire que personne n’est supérieur à un autre sans aucune condition ce serait déjà un grand pas. Effectivement il ne fallait pas rendre ces 2 notions dépendantes de l’une de l’autre. Vous avez bien fait de le signaler.
"Nous reconnaissons la nécessité du questionnement, du doute parfois, de la remise en question, et de l’esprit de négociation" :
Vous dites : pas de négociation mais plutôt de la conciliation. Or intuitivement, j’incluerai la notion de conciliation dans le concept de négociation, comme un des résultats possible de la négociation : celui ou on se met d’accord.
Moi j’aime bien le fait de négocier (comme on dit négociation de conflit). Ce n’est pas que marchander la "négociation" ! Cela peut être très créatif et permettre à chacun de se dépasser et de gagner plus à 2 (avec) que chacun de son côté (sans). Il faut dire que je ne diabolise pas la loi du marché...au sens où elle ne concerne que les échanges de biens et de services matériels. Le marché où les règles sont claires où l’on commerce (en commun) est un très beau lieu de de rencontres de trouvailles et de retrouvailles. Comme je l’ai déjà dit, j’adore faire mon marché, sur une vraie place de marché ( ! sourire !) mais cela ne m’empêche pas de décréter "le capitalisme" dangereux pour les collectivités et de tout faire pour que les capitalistes ne dominent plus nos sociétés occidentales.
Donc je proposerai d ’ajouter "l’esprit de négociation et de conciliation"
Par contre je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire par : Ma proposition d’amendement : conserver le texte de Patrick Viveret et surtout son premier paragraphe. Vous êtes pour rester sur la première proposition de Patrick et uniquement elle ? Peut-être ?
claire M3T - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte : "la charte de la refondation démocratique"
peut-être bien, car au fond cette charte "démocratique" fait dévier l’intention initiale. L’idéal serait de créer une autre initiative distincte "démocratie2005" avec un autre site. Cela contribuerait à calmer par ailleurs toute cette polémique sur le clivage gauche/droite qui a lieu sur la liste de diffusion et qui est le reflet du malaise des gens de sensibilité de droite à se lancer dans le grand bain... ça leur ferait une transition en quelque sorte ( !)
christophe - Répondre à ce message
8 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Bien que j’apprécie particulièrement les deux principaux projets de charte proposés par Patrick et Claire, ainsi que leurs différents amendements, je ne peux m’empêcher de songer à tous ceux qui ont un accès limité au langage et à la culture (c’est l’enseignante en ZEP qui parle ici). Pour que le projet soit véritablement démocratique, il faut donc qu’il s’appuie sur un texte très court, très simple, puissant. Sinon, le discours simpliste de Le Pen continuera de l’emporter.
Connaissez-vous les propositions de Sylvain Timsit (site metasystems) ? Je vous les recopie ici :
"Tous les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme doivent être intégralement appliqués, dans la lettre comme dans l’esprit, par l’état comme par les entreprises.
Tous les hommes ont droit à un air pur, à une eau pure, à une nourriture pure, et à un environnement naturel préservé.
Tous les citoyens du monde ont droit à un revenu minimum inconditionnel.
Tout travail doit être rétribué par un salaire équitable, au regard du temps et de l’effort fourni, et de la valeur ajoutée produite par le salarié.
La technologie doit être utilisée pour libérer l’homme et non pour l’asservir.
L’économie doit être au service de l’homme, et non le contraire.
La nature est le patrimoine commun de toutes les créatures vivantes, et de tous les hommes. En conséquence, toute atteinte à l’environnement doit être considérée comme un crime contre l’humanité.
Les paramètres économiques utilisés pour le calcul de la "rentabilité" doivent intégrer les coûts habituellement oubliés, comme la destruction de l’environnement, de la qualité de la vie, du bonheur... "
Est-ce qu’un texte aussi court et clair ne pourrait pas nous servir de base, en l’amendant au besoin, puis en précisant clairement ensuite comment nous entendons procéder ?
Site: Voir le site Metasystems
Sarah - Répondre à ce message
9 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Le texte que tu proposes est bienvenu en cette période de voeux mais je le vois mal servir l’objectif d’une charte dont la raison d’être est de cadrer le mouvement pour permettre que l’energie que chacun y met soit portée vers le même regard tout en respectant la diversité et la pluralité des sensibilité. Par contre les idées évoquées comme "Les paramètres économiques utilisés pour le calcul de la "rentabilité" doivent intégrer les coûts habituellement oubliés, comme la destruction de l’environnement, de la qualité de la vie, du bonheur... " ou "Tous les citoyens du monde ont droit à un revenu minimum inconditionnel" et " Tout travail doit être rétribué par un salaire équitable, au regard du temps et de l’effort fourni, et de la valeur ajoutée produite par le salarié." méritent approfondissement au titre des débats.
Pierre 31500 - Répondre à ce message
13 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Bonjour,
Bien que je considère avec respect le travail important déjà réalisé à travers ces premiers projets de chartes, je rejoins Sarah et tous les intervenants qui militent pour un texte fondateur clair et succint (deux pages maxi ?) , condition essentielle pour toucher la plupart de nos concitoyens "zappeurs".
Or il me semble que rien de significatif ne pourra sortir de ce généreux mouvement si le périmètre des citoyens impliqués se limite aux seuls érudits et autres diplômés de "Sciences-Po". Le système democratique que nous rêvons d’améliorer nous impose de convaincre la (une ?) majorité. Ne ratons pas cette ’première marche’...
Par ailleurs, l’absence de toute mention gauche/droite serait de bonne augure, dans la mesure ou faire référence à cette archaïque dichotomie nous conduirait plus ou moins à dissoudre cet élan dans la soupe politicienne actuelle, souvent peu convaincante...
Faisons donc avant tout ressortir les caractéristiques HUMANISTES et ECOLOGIQUES de ce mouvement sans oublier de l’inscrire dans une problématique planétaire (on ne peut pas envisager une politique écologiste et humaniste sans considérer à un momment donné le globe, ses habitants et notamment l’humanité entière) .
Bien à vous,
Yves
Yves L. - Répondre à ce message
20 janvier 2005 > Un autre projet de charte
bravo a tous pour vos reflexions. Les electeurs lambda comme moi attendent avec une jubilatoire impatience un projet de charte citoyenne, qui nous ouvre des perspectives politiques, sociales, et ecologique. Une nouvelle voie, une nouvelle vision de notre vieille République..... Pas un mot d’Europe ?? Tant de Peuples Amis autours de nous sont, je suis sur, pret a partager cette aventure et formuler ces idées.... Bravo a Tous et bien Fraternellement. LAURENT VIGNERON
LAURENT - Répondre à ce message
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Après avoir lu les diverses contributions, je vous propose sur la base de la dernière version quelques changements ; Cela vise suivant les cas à diminuer les tournures négatives, clarifier, simplifier. Soyez indulgents et bravo à tous ! bien sûr à débattre le 15. Autre chose : Je crois qu’il serait effectivement utile une fois la charte finalisée d’en faire une version courte "en français facile", un peu comme les infos sur RFI à 22h.
des commentaires et des propositions d' ajouts.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! (Appel du Général de Gaulle)
INTRODUCTION Nous citoyens et citoyennes de toutes origines, sommes riches d’un héritage spirituel multiple et de la pensée du siècle des lumières ; Nous décidons d’agir pour que les valeurs qui nous unissent redeviennent porteuses d’espoir (et pour que ces espoirs se concrétisent ? dans la mesure du possible ? utopie ou réalisme ?).
Le constat qui nous anime est désormais connu : Le monde est plus riche que jamais et les pays à constitution démocratique n’ont jamais été aussi nombreux (ou trouver autre phrase qui contrebalance ce qui suit). Pourtant le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère. Les sciences n’ont jamais connu autant d’avancées ; Mais ce sont les vieilles logiques de guerre qui l’emportent : Guerres économiques, sociales, religieuses ou militaires, combinées à l’irresponsabilité écologique, elles provoquent des régressions majeures et mettent en péril le vivant (ou : la planète et nos enfants ou : l’écosystèmes dont nous sommes issus).
Alors que l’action politique est déconsidérée, une dérive d’ampleur mondiale rend l’homme esclave de l’économie ; Le régime oligarchique, c’est à dire la domination des plus riches, se substitue au gouvernement du peuple et affaiblit nos démocraties. Nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère ; Notre première action est de lancer cet appel au sursaut individuel et collectif, et pour une refondation démocratique :
1) À QUI S’ADRESSE CET APPEL ? A tous les citoyen(ne)s qui se reconnaissent dans les valeurs tout à la fois (démocratique ?) sociale et écologique et qui veulent contribuer au débat et au bien public, en dehors ou en complément des partis traditionnels. De telles valeurs s’expriment en particulier par l’exigence de la solidarité et de la justice sociale, par la trilogie républicaine de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, par une laïcité ouverte et tolérante au dialogue entre cultures, par le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable.
Ces valeurs sont celles d’un humanisme exigeant, conscient que l’humanité peut se construire comme sujet positif de sa propre histoire, si et seulement si elle cesse de détruire sa propre demeure et ses écosystèmes.
NB : l’appel s’adresse-t-il aussi à la société civile, aux médias et aux autres pays auquel cas c’est peut être à indiquer ici : société civile (associations) pour qu’elles rejoignent le mvmt médias, pour donner de la visibilité autres pays, pour travailler à des propositions communes.
2) POUR QUOI FAIRE ? Faire vivre ces valeurs et ne pas se contenter de les proclamer fait de nous des « veilleurs d’humanité », disposés à exercer en permanence notre vigilance, notre capacité de résistance individuelle et collective, notre force de proposition, partout et notamment là où des droits humains fondamentaux sont bafoués, où la fraternité humaine est trahie.
Nous voulons bousculer le paysage politique, en créant un espace de délibération publique et auto-géré. Dans la perspective des échéances électorales 2007, nous ferons naître et/ou porterons des propositions de lois cohérentes avec cette Charte. Nous agirons pour que le pouvoir politique soit davantage un outil de coopération créative au service du bien commun, et moins une source de domination. A terme, nous rèvons d’une communauté de citoyen(ne)s libres, affranchis et solidaires.
pris de la partie 3, c’est une redite du 1er paragraphe de la partie 2 : Considérant que le pouvoir est à créer plus qu’à prendre nous choisissons d’abord de reprendre du pouvoir sur nos propres vies face aux logiques de peur, de fatalité, d’impuissance. Or reprendre ce pouvoir c’est d’abord pratiquer ces valeurs partout où nous le pouvons et dénoncer les obstacles à leur réalisation.
Un ancien paragr de cette partie est peut-être mieux placé dans l’intro : Un ancien paragr de cette partie est peut-être mieux placé dans la partie 4 :
3) SUR QUELLE BASE ET PAR QUELS MOYENS ? Cette exigence nous conduit à prendre l’ engagement mutuel de nous aider à vivre ces valeurs, de participer aux formes de résistance civique qui s’opposent à leur négation et de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’ensemble des propositions destinées à favoriser leur réalisation. Un comité de gestion des conflits sera créé de manière à faciliter la résolution des contradictions qui peuvent apparaître soit entre ces valeurs fondamentales (progrès social et exigence écologique, laïcité et tolérance, égalité et liberté etc.) soit sur la cohérence entre les moyens et les fins de leur mise en œuvre.
4) COMMENT VOULONS NOUS SITUER CE MOUVEMENT ? Nous voulons nous situer en amont des forces et partis politiques et pour cela nous voulons organiser entre nous des bourses d’échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l’usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en œuvre ce projet. Nous demanderons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament de ces valeurs de participer à des campagnes civiques et à des propositions législatives qui développent le droit d’initiative et à la participation civique sous toutes ses formes et nous demanderons que des moyens publics soient mis au service d’une telle refondation démocratique.
Un projet pour la France doit s’inscrire dans une dynamique européenne et internationale destinée à promouvoir ces valeurs à l’échelle européenne et planétaire.
5) SELON QUEL MODE DE FONCTIONNEMENT ? Nous voulons fonctionner suivant un mode d’autogestion reposant sur l’engagement de chacun. Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention . Il s’agit en effet pour nous de faire du pluralisme de nos sensibilités et de nos expériences une force. Aucune unité profonde des différents courants écologistes et de gauche n’est possible, aucun programme de qualité n’est envisageable à la hauteur des défis qui attendent la France, sans cette qualité de pluralisme.
6) QUELS CRITÈRES DE CHOIX ET SELON QUELLES ÉTAPES DANS LE TEMPS Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques et d’autre part à la coupure réelle entre les clercs de la politique et les citoyens de plus en plus indifférents ou désabusés. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire qui mérite examen. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et municipaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre. Le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pourra intervenir qu’ensuite.
Un ancien paragr de cette partie est mieux situé in 3) moyens
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements de citoyens Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de production et de consommation conformes au commerce équitable et à des modes de développement soutenables, nos droits sociaux de manière à favoriser les formes économiques les plus coopératives et solidaires, nos droits civiques en vue de développer une véritable démocratie articulant pleinement les fonctions participatives, délibératives et représentatives. Nous ferons de notre droit de vote le prolongement cohérent de ces objectifs en veillant à ce que la république française ne revive plus jamais l’indignité de voir un parti d’extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.
NB : sur la liste de diff j’envoie une version word avec marques de révision.
Allez bon courage !
lecuyer - Répondre à ce message
11 janvier 2005 > Débat sur les projets de charte
Bonjour à tous les signataires potentiels de la charte !
J’ai proposée une autre charte parce que celle de Patrick me dérangeait sur 3 points :
1/ la charte proposée s’appuie sur "les valeurs" et demandent à ceux qui la signent de les appliquer (enfin !)... Or pour moi les valeurs, si elles ne sont pas portées au pouvoir (c’est à dire qu’un gvt met en place des réformes qui permettent d’appliquer ces valeurs à l’échelle du pays), l’engagement sur des valeurs reste un voeux pieux, qui ne mange pas de pain, qui ne sert à rien, et surtout qui ne gêne personne. D’un côté, il est facile de signer cette charte parce que même si on ne respecte pas ses engagements, personne n’en saura rien, de l’autre, pour quelqu’un comme moi qui ne signe jamais rien que je ne saurais tenir, ces promesses "générales" : consommer équitable, favoriser la justice sociale...m’ennuient beaucoup.
2/ Je n’aime pas non plus ce que je qualifie de "fausse logique" : "De telles valeurs s’expriment en particulier --> par l’exigence de la justice sociale, par la trilogie républicaine : égalité, fraternité, liberté..." Pour ceux qui ont un peu travaillé sur ces concepts, on sait qu’avant d’être concrets et utiles, il faudra des bouquins entiers.
Tandis que par exemple prôner "l’égalité des droits de chacun" dans les faits, et la responsabilité en parole et en acte de chacun, on cerne mieux les effets de son engagement ! Sur cette responsabilité par exemple, si on perçoit que quelqu’un d’entre nous dit des choses qu’il ne tient pas, cela veut dire qu’ il ne respecte pas ses engagements : au pire il est exclu du mouvement ! Ce qui veut dire que si des politiques professionnels nous rejoignent, ils devront faire attention à leur paroles ! Et qu’a priori toute parole énoncée par l’un de nous, essaie d’être objective, et que toute intention essaiera d’être réalisée.
Un gros progrès ? Non ?
Sur les droits : on peut aussi être efficace en veillant à ce que nos relations s’établissent en toute égalité, dès que possible : homme-femme, Province-Paris, entre personnes de milieux sociaux différents...
3/ Par ailleurs, son positionnement gauche écologiste stricto sensu empêche d’autres tendances citoyennes de nous rejoindre : progressistes, démocrates, citoyens en mal de politique, gens déboussolés, jeunes révoltés, etc. ... Cela ne serait pas très grave dans un premier temps, si, en bonne pragmatique que je suis, j’arrivais à percevoir quelles stratégies "gagnantes" pourrait sortir de ce positionnement classique à gauche ? Si je m’engage avec Dossier 2007, suis-je certaine que le 21 avril ne se reproduira pas ? En quoi est-ce que je n’aurais pas à revoter Chirac ou Sarko en 2007 pour faire face au Front N ??? Est-ce qu’en 2007, on n’est sûr, grâce à ce mouvement de pouvoir rétorquer efficacement au coup "sécuritaire" contrairement à 2001 (je ne sais pas si vous avez remarqué mais avant les régionales on a eu l’affaire "foireuse" du groupe terroriste AZF !).
Et bien dans l’état de notre mouvement et de notre texte, rien ne me permet de le dire.
Les gens de gauche (dont je suis) croient que les bons sentiments humanistes, les idéaux, les valeurs à partager, suffisent ! C’est oublier l’histoire et la réalité brutale du monde : la gauche n’est arrivée au pouvoir que parce qu’"un homme de pouvoir" s’est emparé du PS. Elle l’a perdu parce que les Français croient que la gauche n’est pas capable d’autorité en matière de sécurité ! Ensuite quand la gauche est au pouvoir, après quelques "rêves", le libéralisme reprends le dessus !
Les gens de gauche manquent de réalisme et c’est pour cela que leurs valeurs sont rarement au pouvoir, alors qu’elles sont partagées par la grande majorité des Français et des peuples. Celles de la droite, pourtant défendues par une petite minorité sur la planète sont celles que nous sommes obligées de subir tous les jours.
Alors je demanderais au partisan de ce positionnement "Gauche" de véritablement réfléchir à cette question cruciale : En quoi D2007 apporte une réponse différente ? Qu’elles sont les stratégies qu’on peut espérer gagnantes à partir de ce positionnement G ? Pour ma part c’est très difficile de faire mieux que ce qu’offre le paysage politique actuel... Et Comme les mvts de gauche ne vont pas se rassembler sur un seul candidat Dossier 2007, franchement je ne vois pas !
Enfin, si j’apprécie le travail de synthèse tenté par Jean-Pierre, je dirais qu’il ne suffit pas encore car il laisse exister toutes les ambiguïtés soulevées ci-dessus. De plus le texte est trop long et trop compliqué. Comme dit Sarah, il faut un texte très concis sobre et clair, qu’une seule lecture permette de le comprendre. Aucun de nos 3 textes n’atteint ces exigences ! celui de Timsit, si il est clair, se situe trop en amont de notre problème. Mais nous devons nous rapprocher de son style d’écriture.
Quel travail ce Dossier 2007 ? Aller, courage, faut pas mollir !
Claire
Claire M3T - Répondre à ce message
12 janvier 2005 > Débat sur les projets de charte
Chère Claire
Chacun sait que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et qu’aucune charte ne garantira jamais son application par tou-te-s ses signataires. Pour moi la fonction d’une charte au travers des valeurs exprimées c’est de permettre à ses signataires potentiels de s’y reconnaitre pour pouvoir y adhérer.
Pour quelqu’un comme moi qui se bat depuis 20 ans pour faire reconnaitre l’écologie politique comme un dépassement de la gauche, le clivage gauche-droite n’est pas le seul car d’autres axes structurent le paysage politique (jacobin-girondin, violent-non-violent, productiviste-non-productiviste, nationaliste- altermondialiste, révolutionnaire-réformiste etc...). Je suis de plus d’accord avec toi pour constater une forte résistance à ce clivage gauche-droite y compris dans les participants à cette initiative. Pour autant ce clivage existe et comme beaucoup de gens y font référence (plus d’ailleurs quand on voit ce que c’est la droite au pouvoir), il me parait nécessaire que les gens qui se reconnaissent de gauche se retrouvent dans cette démarche et donc se reconnaissent dans cette charte si nous voulons “que la république française ne revive plus jamais l‚indignité de voir un parti d‚extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.”
Je pense que nous pouvons trouver des formulations qui n’empêchent pas “d’autres tendances citoyennes de nous rejoindre : progressistes, démocrates, citoyens en mal de politique, gens déboussolés, jeunes révoltés, etc. ... “ car ce n’est la volonté de personne dans cette initiative.
En quoi D2007 apporte une réponse différente ?
je trouve novateur que notre charte aborde les 3 outils dont nous disposons Pour espérer transformer la société.
1 notre bulletin de vote : c’est bien que cette initiative revendique que les citoyens que nous sommes soient associés autrement qu’en déposant simplement un bulletin dans l’urne tous les 5 ans.
2 notre porte-monnaie : selon la façon dont nous dépensons notre argent nous induisons un certain type d’économie et donc de société. Selon moi c’est complètement novateur qu’un mouvement politique précise Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de consommation conformes au commerce équitable
3 notre souris : les NTIC sont un formidable outil au service de la démocratie dans la mesure où chacun peut trouver l’info qu’il veut (et l’info c’est du pouvoir) et réagir auprès des décideurs pour faire connaire son point de vue. Je trouve bien que notre charte mette en avant l’utilisation de ces outils Nous organiserons entre nous des bourses d‚échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l‚usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en ?uvre ce projet
Qu’elles sont les stratégies qu’on peut espérer gagnantes ?
on ne gagnera pas uniquement avec les partis qui se revendiquent de gauche ou écologistes, on ne gagnera pas non plus en comptant uniquement sur des citoyen-ne-s qui nieraient toute réalité à ce clivage gauche-droite. Pour moi nous ne gagnerons collectivement que si nous parvenons à imposer aux partis qu’ils doivent prendre en compte l’aspiration des citoyen-ne-s à participer à un processus d’élaboration de priorités pour le mandat 2007-2012 et de désignation des candidat-e-s pour les représenter.
A ce stade, comme tous les amendements se sont faits sur le texte proposé par Patrick Viveret, il me semblerait préférable que tu proposes tes propres amendements à la dernière mouture de la synthèse. Il me parait essentiel que nous sortions du 15 avec un texte adopté collectivement. Même s’il est imparfait, c’est un élément essentiel si nous voulons que le 15 janvier soit le point de départ d’un processus de rassemblement qui oblige les partis politiques à le prendre en compte.
Et au risque de me répéter nous n’avons que cette année pour réussir ce pari.
Cordialement
Alain
Répondre à ce message
13 janvier 2005 > Débat sur la charte et stratégie du MVT D2007
Cher Alain,
"Chacun sait que les promesses n’engagent que ceux qui y croit".
Ce dicton caractérise notre vie politique actuelle ! C’est un des ferments les plus puissant de corruption de notre vie publique.
Que, dans le cadre de MVT D2007, ne pas" tenir ses promesses" soit mis au rang du péché mortel, ne me gênerait pas plus que ça ! Certains contributeurs ont rapporté l’importance d’obliger nos politiques à tenir leurs promesses (par la loi et l’exclusion de la vie poltique en cas de non respect de leurs paroles).Ce serait une avancée démocratique indéniable, qui devrait être auparavant notée dans notre charte !
Sur cette stratégie tu ne me réponds que par des impossibles ! Aucune proposition positive qui prenne pour base notre positionnement "Gauche -écologie". J’en déduis que, pour l’instant, personne n’a fait un vrai travail de réflexion là-dessus (ou en tout cas si il existe il n’est pas donné à voir !) C’est ce qui m’ennuie le plus !
Car "chat échaudé craint l’eau froide". "Il ne sert à rien de courir, il faut partir à temps " cad quand on est persuadé d’avoir au moins une hypothèse de stratégie gagnante, condition sine qu non, d’envisager des actions cohérentes et adaptées ! Savoir où on va, dans quels buts, avec quelles échéances !
Car sinon il risque d’y avoir des déconvenues énormes ! Pour moi par exemple, je ne veux pas m’investir à PERTE ! Je veux que nous REUSSISSIONS ! C’est une exigence ! Car la vie est trop courte pour perdre son temps en billevesées ...
Donc avant de partir, même si nous n’avons que 2 ans, je veux d’abord être renseigner sur ces stratégies !
Je propose même d’animer un groupe sur la définition de ces "stratégies du mouvement Dossier 2007", si personne ne s’en est encore occupé !
Claire M3T - Répondre à ce message
10 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
Essai de synthèse à partir des différentes contributions et de la synthèse réalisée par Jean Pierre
Alain Uguen
Projet de charte d’engagement civique et citoyen Vivons les valeurs dont nous nous réclamons !
INTRODUCTION Nous citoyens et citoyennes, riches d’un héritage spirituel multiple et de la pensée du siècle des lumières, constatons que : Le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère, nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère de domination à l’oeuvre dans nos sociétés dites démocratiques, en réalité et de ce fait même oligarchiques. Qu’une dérive mondiale rend l’homme esclave de l’économie et de la domination des puissants. Alors que toute vraie démocratie s’appuie sur des citoyens qui sont, en général, ceux qui tour à tour gouvernent et sont gouvernés, nous lançons un appel à un sursaut démocratique
1- À QUI S’ADRESSE CET APPEL ? L’appel qui nous réunit rassemble des citoyen(ne)s qui se reconnaissent dans les valeurs tout à la fois sociales et écologiques. Ces valeurs sont celles d’un humanisme exigeant, conscient que l’humanité ne peut se construire comme sujet positif de sa propre histoire dans la paix, la justice et la démocratie que si elle préserve sa propre demeure et cesse de détruire les écosystèmes dont elle est issue . De telles valeurs s’expriment en particulier par l’exigence de la solidarité et de la justice sociale, par la trilogie républicaine de la liberté illimitée d’expression et liberté d’action "régulée”, de l’égalité femmes-hommes et de la fraternité avec les plus faibles du moment, par une laïcité ouverte et tolérante au dialogue entre cultures, par le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable.
2- POUR QUOI FAIRE ? Faire vivre ces valeurs et les transformer en droits positifs, nous voulons -nous comporter en "veilleurs d’humanité ", disposés à exercer en permanence notre vigilance, notre capacité de résistance individuelle et collective, notre force de proposition partout, notamment là où des droits humains fondamentaux sont bafoués, où la fraternité humaine est trahie , partout où des écosystèmes sources de vie sont menacés. Cette exigence est d’autant plus fondamentale que l’humanité vit un moment critique de son histoire où les logiques de guerre sous toutes les formes (économiques, sociales, militaires ou religieuses) combinées à l’atomisation sociale et à l’irresponsabilité écologique provoquent des régressions majeures dans l’ordre social culturel ou démocratique. Un projet pour la France doit s’inscrire dans une dynamique européenne et internationale destinée à promouvoir ces valeurs à l’échelle européenne et planétaire.
3- SUR QUELLE BASE ET PAR QUELS MOYENS ? Considérant que le pouvoir est à créer plus qu’à prendre nous choisissons d’abord de reprendre du pouvoir sur nos propres vies face aux logiques de peur, de fatalité, d’impuissance. Or reprendre du pouvoir sur nos propres vies c’est d’abord choisir , sans attendre, de pratiquer ces valeurs qui nous animent partout où nous le pouvons et de dénoncer les obstacles à leur réalisation partout où ils se situent. Pour changer les choses il est nécessaire d’être capable de se remettre en cause, de remettre en cause sa façon de se représenter le monde. Cette exigence nous conduit à prendre l’ engagement mutuel de nous aider à vivre ces valeurs, de participer aux formes de résistance civique qui s’opposent à leur négation et de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’ensemble des propositions destinées à favoriser leur réalisation. Un comité de gestion des conflits sera créé de manière à faciliter la résolution des contradictions qui peuvent apparaître soit entre ces valeurs fondamentales (progrès social et exigence écologique, laïcité et tolérance, égalité et liberté etc.) soit sur la cohérence entre les moyens et les fins de leur mise en œuvre.
4- COMMENT VOULONS NOUS SITUER CE MOUVEMENT ? Nous organiserons entre nous des bourses d’échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l’usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en œuvre ce projet. Nous demanderons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament de ces valeurs de participer à des campagnes civiques et à des propositions législatives qui développent le droit d’initiative et à la participation civique sous toutes ses formes et nous demanderons que des moyens publics soient mis au service d’une telle refondation démocratique.
5- SELON QUEL MODE DE FONCTIONNEMENT ? Nous voulons fonctionner suivant un mode d’autogestion reposant sur l’engagement de chacun. Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention . Il s’agit en effet pour nous de faire du pluralisme de nos sensibilités et de nos expériences une force. L’unité des courants de gauche et écologistes etde tou-te-s les citoyen-ne-s qui se reconnaissent dans notre projet, un programme social et solidaire cohérent et de qualité à la hauteur des défis nationaux et mondiaux nécessitent cette qualité de pluralisme .
6- QUELS CRITÈRES DE CHOIX ET SELON QUELLES ÉTAPES DANS LE TEMPS Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire et les moyens et méthodes pour y parvenir qui méritent examen. Le pouvoir est une charge et une responsabilité et non un droit à des prérogatives et des priviléges : il suppose la transparence des comptes publics. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et locaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre, le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pouvant intervenir qu’ensuite. Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent.
7- L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de production et de consommation conformes au commerce équitable et à des modes économiques soutenables (réduction de l’empreinte écologique du Nord, développement soutenable du Sud), nos droits sociaux de manière à favoriser les formes économiques les plus coopératives et solidaires, nos droits civiques en vue de développer une véritable démocratie articulant pleinement les fonctions participatives, délibératives et représentatives. Nous ferons de notre droit de vote le prolongement cohérent de ces objectifs en veillant à ce que la république française ne revive plus jamais l’indignité de voir un parti d’extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.
Répondre à ce message
14 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
"Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent." Excusez-moi, mais rien que cette proposition me paraît grotesque. Si l’on prend l’exemple du Nouvel Observateur, qui a soutenu toutes les saloperies de la fausse gauche au pouvoir et contre lesquelles votre action prétend s’élever, comment aller vous lui demander d’ouvrir ses colonnes aux débats démocratiques que vous voulez impulser ? Comment croire à la sincérité de votre démarche avec de tels alliés ?
Dav. - Répondre à ce message
15 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
"grotesque".."saloperies" etc.c’est justement pour éviter ce genre de phrase qui interdit tout débat que j’ai proposé la phrase suivante dans la charte :
"Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention"...Patrick V
patrick - Répondre à ce message
15 janvier 2005 > Nouvelle proposition de synthèse
Toutes mes excuses, je retire le qualificatif de "grotesque", après tout, vous n’êtes pas obligé de connaître le Nouvel Observateur. Les précaires et autres laissés pour compte, les altermondialistes traînés dans la boue, qualifés de gauchistes, d’extrémistes par ce journal me comprendront. Il me semble que c’est vous qui esquivez le débat. Il n’y a nul procès d’intention dans mes propos. Je peux approfondir, donner des exemples des saloperies (ça, je le maintiens) commises par Julliard et autres du Nouvel Obs’. Un seul, au hasard, parmi des centaines. Avez-vous oublié comme le Nouvel Obs’ a traîné Pierre Bourdieu dans la boue, jusqu’à sa mort, tout en publiant au moment de son décès, à des fins bassements mercantiles, un inédit spolié à sa famille. S’il s’agit d’éviter l’analyse des raisons qui ont conduit Le Pen au 2ème tour et remettre, in fine, les mêmes au pouvoir, ce c’est pas la peine. Pour moi, on ne débat pas en cachant la poussière sous le tapis.
Dav. - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Trop long
Bonjour,
Je pense que cela est vraiment trop long !
La charte doit être beaucoup plus claire et succinte pour susciter l’adhésion à notre démarche !
Qu’en pensez-vous ?
Bruno - Répondre à ce message
10 janvier 2005 > Trop long
cher Bruno à ce stade de notre débat si tu souhaites un texte plus clair et plus succint proposes le nous ! je formule la même demande à l’égard de toutes celles et tous ceux qui ne sont pas satisfaits des tentatives de synthèse sucessives. Et je rappelle que c’est normalement samedi que nous devons adopter un tel projet. Amitiés. patrick
patrick viveret - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > "La charte de refondation démocratique"
Sur l’Idée de LLecuyer on pourrait appeler la charte que j’ai proposée , "charte de refondation démocratique". Ainsi celle rédigée par Patrick V. deviendrait "Charte de refondation de la gauche".
La signature des chartes pourraient se faire en deux temps : d’abord celle de type "Patrick" ( !) , puisque l’initiative est partie des mouvements de gauche et écologiques... puis la seconde de type "Claire"( !). Ce qui aurait pour effet de rassembler à terme tous les citoyens. Car je pense , que Nombreux sont les citoyens qui sont gênés par ce clivage "gauche-droite" (voir tous les échanges depuis le lancement de l’initiative) institué par cette première charte. Et ce n’est pas pour cela qu’il ne ressentent pas la profonde nécessité de rénover l’idée de politique dans notre pays, d’y refonder une véritable et "radicale" démocratie.
claire M3T - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Bonjour, Je propose que nous puissions répondre à un certain nombre de question au travers du projet de charte. Les réponses sur lesquelles nous nous mettrons d’accord permettront d’articuler cette charte et ainsi de clarifier nos intentions collectives. Je ne suis pas certain d’en avoir fait le tour, à vous de compléter éventuellement, mais aussi de commencer de voir, si les projets proposés répondent à ces questions, et d’autre part de fournir les réponses que vous souhaitez formuler.
Questions auxquelles la charte devrait apporter des réponses claires. 1. Quel constat de départ ou pourquoi ce mouvement ? 2. Quel objectif global se propose d’atteindre ce mouvement ? 3. Qui compose ce mouvement ? 4. Quelles sont les valeurs communes ou forces de vie que partagent les membres de ce mouvement ? 5. Quel type de fonctionnement et selon quel statut entend-il adopter ? 6. Quelle est sa méthode de travail ? 7. Comment ce mouvement se situe-t-il par rapport aux partis et forces politiques ? Aux autres associations ou mouvements citoyens ? 8. Comment ce mouvement envisage-t-il son avenir ? Quelles sont les grandes étapes ou échéances qu’il se fixe ?
Bien fraternellement Jean-Pierre
jean-pierre JOUANY - Répondre à ce message
8 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Je viens de relire les projets de Patrick et de Claire en recherchant les réponses aux questions que j’ai soulevées cela m’amène à proposer une forme de "compromis" qui certes s’appuie beaucoups sur la charte proposée par Patrick amendé par Domonique Taddeiet.. et un peu par moi-même.
Cela reste encore à travailler, mais voici ma proposition :
Projet de charte d’engagement civique et citoyen Vivons les valeurs dont nous nous réclamons !
INTRODUCTION Nous citoyens et citoyennes, riches d’un héritage spirituel multiple et de la pensée du siècle des lumières, constatons que : Le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère, nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère de domination à l’oeuvre dans nos sociétés dites démocratiques, en réalité et de ce fait même oligarchiques. Qu’une dérive mondiale rend l’homme esclave de l’économie et de la domination des puissants. Alors que toute vraie démocratie s’appuie sur des citoyens qui sont, en général, ceux qui tour à tour gouvernent et sont gouvernés, nous lançons un appel à un sursaut démocratique et lançons l’appel suivant :
1) À QUI S’ADRESSE CET APPEL ? Que tous les citoyen(ne)s qui se reconnaissent dans les valeurs tout à la fois sociale et écologique . Ces valeurs sont celles d’un humanisme exigeant, conscient que l’humanité ne peut se construire comme sujet positif de sa propre histoire dans la paix, la justice et la démocratie que si elle préserve sa propre demeure et cesse de détruire les écosystèmes dont elle est issue . De telles valeurs s’expriment en particulier par l’exigence de la solidarité et de la justice sociale, par la trilogie républicaine de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, par une laïcité ouverte et tolérante au dialogue entre cultures, par le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable.
2) POUR QUOI FAIRE ? Faire vivre ces valeurs et ne pas se contenter de les proclamer abstraitement fait de nous des « veilleurs d’humanité », disposés à exercer en permanence notre vigilance, notre capacité de résistance individuelle et collective, notre force de proposition partout, notamment là où des droits humains fondamentaux sont bafoués, où la fraternité humaine est trahie , partout où des écosystèmes sources de vie sont menacés. Cette exigence est d’autant plus fondamentale que l’humanité vit un moment critique de son histoire où les logiques de guerre sous toutes les formes (économiques, sociales, militaires ou religieuses) combinées à l’atomisation sociale et à l’irresponsabilité écologique provoquent des régressions majeures dans l’ordre social culturel ou démocratique. Un projet pour la France doit s’inscrire dans une dynamique européenne et internationale destinée à promouvoir ces valeurs à l’échelle européenne et planétaire.
3) SUR QUELLE BASE ET PAR QUELS MOYENS ? Considérant que le pouvoir est à créer plus qu’à prendre nous choisissons d’abord de reprendre du pouvoir sur nos propres vies face aux logiques de peur, de fatalité, d’impuissance. Or reprendre du pouvoir sur nos propres vies c’est d’abord choisir , sans attendre, de pratiquer ces valeurs qui nous animent partout où nous le pouvons et de dénoncer les obstacles à leur réalisation partout où ils se situent. Cette exigence nous conduit à prendre l’ engagement mutuel de nous aider à vivre ces valeurs, de participer aux formes de résistance civique qui s’opposent à leur négation et de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’ensemble des propositions destinées à favoriser leur réalisation. Un comité de gestion des conflits sera créé de manière à faciliter la résolution des contradictions qui peuvent apparaître soit entre ces valeurs fondamentales (progrès social et exigence écologique, laïcité et tolérance, égalité et liberté etc.) soit sur la cohérence entre les moyens et les fins de leur mise en œuvre.
4) COMMENT VOULONS NOUS SITUER CE MOUVEMENT ? Nous voulons nous situer en amont des forces et partis politiques et pour cela nous voulons organiser entre nous des bourses d’échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l’usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en œuvre ce projet. Nous demanderons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament de ces valeurs de participer à des campagnes civiques et à des propositions législatives qui développent le droit d’initiative et à la participation civique sous toutes ses formes et nous demanderons que des moyens publics soient mis au service d’une telle refondation démocratique.
5) SELON QUEL MODE DE FONCTIONNEMENT ? Nous voulons fonctionner suivant un mode d’autogestion reposant sur l’engagement de chacun. Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention . Il s’agit en effet pour nous de faire du pluralisme de nos sensibilités et de nos expériences une force. Aucune unité profonde des différents courants écologistes et de gauche n’est possible, aucun programme de qualité n’est envisageable à la hauteur des défis qui attendent la France, sans cette qualité de pluralisme.
6) QUELS CRITÈRES DE CHOIX ET SELON QUELLES ÉTAPES DANS LE TEMPS Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire qui mérite examen. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et municipaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre, le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pouvant intervenir qu’ensuite. Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent.
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements de citoyens Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de production et de consommation conformes au commerce équitable et à des modes de développement soutenables, nos droits sociaux de manière à favoriser les formes économiques les plus coopératives et solidaires, nos droits civiques en vue de développer une véritable démocratie articulant pleinement les fonctions participatives, délibératives et représentatives. Nous ferons de notre droit de vote le prolongement cohérent de ces objectifs en veillant à ce que la république française ne revive plus jamais l’indignité de voir un parti d’extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation.
jean-pierre JOUANY - Répondre à ce message
9 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Le texte que tu proposes me conviens, il est élargi à tous les citoyens, la notion de comportement peut être substituée à celle de "Valeur". On pourrai lui repprocher d’être trop littéraire et pas suffisament pragmatique et proche de la réalité (Cf louise et Claire), mais cette réalité c’est celle que nous avons la prétention de construire, il n’y a donc pas contradiction. Il y a et aura encore plus après le choix des différents thèmes tout loisir d’être pragmatique. Deux bémols, celui du "comité de résolution des conflits" (paragraphe 4) une contradiction ne débouche pas forcément sur un conflit - le terme de médiation conviendrai mieux. Enfin le dernier point, ta dernière phrase, je suis d’accord qu’un parti adepte de la pensée binaire bon/mauvais ne soit pas en mesure génerer du bonheur de vivre, mais une telle phrase qui s’inscrit en opposition détonne dans un texte positif et volontariste, et j’ai du mal à voir son utilité dans une telle charte.
Pierre 31500
Pierre 31500 - Répondre à ce message
9 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Si nous voulons travailler de manière constructive dans les prochains jours et le 15 , il nous faut en effet un texte de référence que nous puissions ensuite amender. Le texte de Jean Pierre a le mérite de tenter une synthèse entre plusieurs des textes déjà en discussion. Pouvons nous le prendre comme base de travail ? Si c’était le cas il faudrait alors que les propositions à venir puissent s’exprimer sous la forme précise d’amendements.
Cette procédure n’exclut pas les débats et les commentaires plus généraux mais nous pouvons les faire ailleurs sur le site (forum sur cahiers de proposition ou de revendication) ou sur la liste(diff@2007.org). C’est le cas par exemple de propositions comme celles de Sylvain qui propose (entre autres) un revenu minimum inconditionnel. Elles ont toute leur place dans le débat des cahiers de proposition et de revendication. Mais ici la fonction de cette charte, ce sont les propres engagements civiques et mutuels que nous prenons entre nous afin de faire de notre diversité, de nos différences et souvent de nos divergences, un atout. Celà passe par un haut niveau de qualité démocratique et relationnelle. Sans cette qualité, ce passionnant mouvement que nous sommes en train d’inventer ensemble aura tôt fait d’exploser en fonction des sensibilités et des humeurs de chacun. Amitiés à tous. Patrick V
patrick viveret - Répondre à ce message
10 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Bonjour à tous,
Je suis d’accord sur le projet de charte que tu proposes. Cependant, à part l’intro, à laquelle j’adhère autant sur la forme que sur le fond, je trouve les tournures de phrases et le vocabulaire un peu emberlificotés. Je crains qu’il ne soit parlant que pour une élite. Je me demande lequel de mes voisins (je vie dans une cité très populaire) lirait jusqu’au bout cette charte.
Amicalement
Fabienne
fabienne Chabrolin - Répondre à ce message
14 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
Fabienne,
Votre texte est court mais très pertinent ! Je suis complètement d’accord avec vous ! les textes des propositions actuelles sont beaucoup trop emberlificotés. Et ils sont trop long, élitistes et ça c’est un très très gros défaut...
J’espère que les présents du 15 janvier dans la commission Charte, vont tenir compte de vos remarques. Peut-être y serez-vous et dans ce cas "ne lâchez pas le morceau : vous avez entièrement raison !
Attention ne pas placer ce mouvement du côté intello ! Il nous faut des textes simples et courts faciles à comprendre, car en face on a des gens qui savent très bien faire pour en appeler au peuple ! Ne l’oublions pas !
Je voudrais pas dire mais mes formulations (qu’on retrouve dans le premier article façon Jean-Pierre que Fabienne met à part dans sa critique) était un peu plus forte et simple aussi. Il faut tenter de trouver une forme dynamique à cette charte, qu’elle soulève un peu de passion et d’émotion.
Qu’on s’envole... qu’on rêve juste ce qu’il faut ...
Claire
Claire M3T - Répondre à ce message
20 janvier 2005 L’œcuménisme, jusqu’à quel point ?
J’ai essayé, sans doute maladroitement, de soulever le problème qui se pose à moi, et sans doute à d’autres, pour adhérer à ce projet. Je l’ai fait à travers le soutien du Nouvel Observateur, que je trouve particulièrement incongru tant ce journal a soutenu les adversaires du mouvement social.
Comment croire à la réussite d’une telle entreprise si on ne se penche pas sur le passé, si l’on se refuse à tirer les leçons de la trahison de la gauche au pouvoir ? Si on ne le fait pas, les mêmes causes produisant les mêmes effets...
Il n’est que de voir ce qui se passe en ce moment avec l’expulsion des sans-papiers du local de la fédération PS du Pré-Saint-Gervais. Pour avoir accompagné le groupe qui s’était rendu à la mairie pour demander un entretien avec les élus, je peux témoigner de la brutalité des policiers appelés par les élus PS. Alors que nous étions poussés dehors, sans que nous opposions la moindre résistance, des policiers faisaient une espèce de haie d’honneur dans les escaliers et plusieurs d’entre nous ont pris des coups de poings ou de tonfas par des policiers très agressifs, dont le comportement ressemblait à celui de fauves à qui on n’a rien donné à manger pendant plusieurs jours. Peu de temps après, les policiers ont enfoncé la porte du local où les sans-papiers s’étaient réfugié depuis 6 jours. 6 personnes ont été arrêtés, désignés par des militants du PS. Il y a des blessés, qui ont été hospitalisés. J’imagine la suite, s’il y a des problèmes (par exemple avec les personnes hospitalisées), on va dire, comme pour les soldats américains d’Abou Grahib, ou les soldats anglais en Irak (sans toutefois comparer le niveau des actes) : la hiérarchie n’y est pour rien, ce ne sont que des comportements individuels.
Au 2ème étage de la mairie, un buste de Jaurès trône dans un coin. Comment ces socialistes en peau de lapin osent-ils se réclamer de lui ?
Je tiens à préciser que je suis journaliste et que je n’ai pas l’habitude de bidoner. Tout ce que je dis peut être vérifié.
Pour terminer, je ne comprends pas cet angélisme par rapport aux gens de droite qu’il ne faudrait pas effrayer. En dehors des comportements que je signale ci-dessus, la gauche et la droite, ça existe. Tout comme la lutte de classes, il y a combat des idées. Ce n’est pas en faisant une mauvaise mayonnaise en mélangeant tout et son contraire qu’on arrive à construire quelque chose de constructif. Mais, je le répète, cet aspect est secondaire par rapport à la question des leçons à tirer de l’expérience de la gauche au pouvoir.
Dav. - Répondre à ce message
12 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
J’ai repris le texte de la charte (§6), déjà amendé qui contient ma proposition d’amendement.
OBJECTIF 2007
CHARTE PV
6-Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin d’une part à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques, d’autre part à la coupure réelle entre les clercs de la politique et les citoyens de plus en plus indifférents ou désabusés. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire qui mérite examen. C’est un enjeu de long terme destiné à combler le désert démocratique dans lequel errent les organisations politiques à la recherche de l’optimum déterminé par les sondages, les études de marketing électoral et les modes médiatiques. L’enjeu de long terme ne constitue pas toutefois pas une raison pour ne pas nous préoccuper des prochaines échéances électorales. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et municipaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre, le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pouvant intervenir qu’ensuite. Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent.
michel - Répondre à ce message
13 janvier 2005 > Débat sur le projet de charte
A partir du texte de Jean-Pierre, je suggère de remplacer
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements de citoyens
PAR
7) L’ENGAGEMENT COLLECTIF QUE NOUS PRENONS Nous nous engageons à respecter les principes de fonctionnement énoncés ci-dessus au sein de ce mouvement et dans nos comportements quotidiens.
Ce qui est plus cohérent avec la déclinaison des 3 types de "droits" qui suit ce paragraphe.
Philippe Assens - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Voici une autre tentative de rédaction de charte, plus “à ma convenance”, qui veut sortir de ce clivage gauche-droite, qui n’est pour moi qu’un moyen stérile de diviser la société de façon à ce que la loi agissante "celle du plus fort et du plus riche" et son cortège de "mécanismes motifères" : mensonge, exclusion, chefferie, injustice... ne soient jamais remise en cause ".
CHARTE
Préambule
Cette charte n’a pour vocation que d’être une plateforme de base (un contenant) permettant que se développe un mouvement citoyens (au sens large du terme, dont on ne sait décrire à l’avance ce qu’il deviendra (contenu, valeurs...) avec l’énoncé des règles de fonctionnement qui permettent de s’assurer que d’aucun ne dérivera jamais plus vers des prises de pouvoir personnelles... C’est surtout cela qui est à craindre dans tout mouvement démocratique, ce dévoiement vers la dictature de quelques-uns (l’oligarchie) qui savent très bien manipuler les autres par tous les moyens : mensonge, propagande... terreur... Nous devrons toujours y veiller, d’autant plus en cas de succès !
“Au mépris de la postérité, la monarchie, perverse, avait détruit “l’esprit public” pour couvrir une plaie d’argent. Politiquement, on y voit l’art qu’on eut la plupart de nos rois [et de nos gouvernants (c’est moi qui ajoute)] pour diviser les hommes afin de les gouverner plus absolument. Divisée par une multitude de cloisons, la société était déjà nivelée par la monarchie qui, parce qu’elle avait compris l’intérêt de viser une législation uniforme et homogène pour mieux étendre sa tutelle, s’était chargé d’enseigner à ses administrés les plaisirs de l’égalité tout en empêchant soigneusement qu’ils se rencontrent, ne les préparant pas à agir en commun, pour un bien public.” Tocqueville “La révolution et l’ancien régime”
" C’est en chargeant le citoyen de petites affaires, bien plus qu’en leur livrant le gouvernement des grandes, qu’on les intéresse au bien public, qu’on leur fait voir qu’on a besoin des autres pour le produire.” Ibid
" Un citoyen est, en général, celui qui tour à tour gouverne et est gouverné. " Aristote
Postulats
Nous “concitoyens concitoyennes”, tous fils et filles des aspirations de La révolution française, conscients que le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère, nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère de domination à l’oeuvre dans nos sociétés dites démocratiques, en réalité et de ce fait même oligarchiques. Les institutions démocratiques (en tant que levier de l’action collective) appartiennent à la nation et ne doivent être utilisées que dans l’intérêt général de celle-ci : elle ne doivent pas servir les intérêts de quelques-uns mais de tous. Personne n’est légitime (ni groupe, ni corporation..) à conserver ou cumuler les pouvoirs à l’infini.
Nous “concitoyens concitoyennes” déclarons : “La loi du plus fort”, Mère de tous les vices, et de toutes les violences, est abolie ! Nous lui préférons la loi et les règles issues du débat démocratique auquel chaque citoyen peut participer en toute autonomie, et les projets de coopération basée sur une intelligence collective. Nous pensons avoir notre mot à dire dans notre destin collectif et nous décidons de nous doter des moyens de construire “notre vie ensemble”, par accords et désaccords féconds : transparence de l’information, débat démocratique, outils participatifs...
Nous “concitoyens concitoyennes” , nous consentons depuis trop longtemps à ce que le pouvoir soit un droit de tirage de la domination d’autrui, qui débouche sur l’humiliation, l’infantilisation et la peur, nous envisageons désormais le pouvoir comme un pouvoir de coopération créative, et de réalisation du bien commun à tous les niveaux de la vie publique, source de paix entre les hommes et les peuples.
Nous “concitoyens concitoyennes”, issus de traditions différentes, d’où que nous venions, qui que nous soyons, quel que soit notre race, notre sexe, notre religion, notre milieu social, nous sommes tous égaux en droit et responsables de nos paroles et nos actes, nous déclarons qu’aucun n’être ne saurait se penser supérieur à un autre, et s’arroger le droit d’utiliser l’energie et la force de ces autres, à des fins de profit personnel, sans consentement mutuel expliqué par contrat. Cela conduit à respecter l’autre, son droit à l’expression en permanence et à agir pour lutter contre toute forme de domination ou d’exclusion puis à bannir le mensonge, les promesses creuses, tout ce qui viseraient à l’endoctrinement ou à la propagande sectaire. Nous reconnaissons la nécessité du questionnement, du doute parfois, de la remise en question, et de l’esprit de négociation.
Nous “concitoyens concitoyennes”, liés les uns avec les autres, le temps de notre vie, dans un espace-temps commun , sommes attachés à préserver les conditions nécessaires à cette vie et prêts à nous unir pour combattre tout ce qui pourrait en affaiblir la qualité et la pérennité que ce soit à court comme à long terme. Nous nous opposerons aux logiques meurtrières et les remplaceront par des logiques de vie.
Objectifs du mouvements :
- 1/ Les objectifs à court terme sont de populariser le mouvement de la manière la plus large, d’inciter tous les citoyens et associations citoyennes à dialoguer et débattre en toute égalité et fraternité, de mettre en place tous les moyens permettant de toucher toutes les populations basées sur notre territoire. Il s’agit aussi de poser les bases d’une qualité de vie démocratique, en apprenant au fur et à mesure de notre avancement.
- 2/ L’objectif à moyen terme est de contribuer à remodeler tout le paysage politique français : de redonner un espace de délibération publique, et d’offrir aux citoyens volontaires des possibilités de construction du bien public. Il faut faire disparaître la notion de “classe ou de hiérarchie politique”, qui dérive d’une oligarchie qui ne dit pas son nom, residu des monarchies ou empires qui n’ont plus lieu d’être à l’aube de notre XXI siècle.
- 3/ L’objectif à terme n’est pas forcément d’exercer le pouvoir, mais de progresser collectivement, cad de trouver des solutions aux problèmes socio-politiques et écologiques de nos sociétés, de les faire entendre, et de les mettre en oeuvre afin que les valeurs portées par ses solutions soient agissantes. Si les propositions élaborées collectivement déclarées de haut intérêt public ne trouvaient pas leur "Chef de projet" dans les partis politiques habituels, alors nous élirions nos représentants pour <être au service> de ces projets.
4/ A très long terme, il s’agit de mettre en place une démocratie radicale au service de citoyens vivant ensemble, qui ne puissent plus jamais être détournée au profit de quelques-uns.
Engagements mutuels :
C’est pour concrétiser ces paroles, que je m’engage dans ce mouvement citoyen autogéré à responsabilité collective.
Ce mouvement se situe en amont des partis politiques et se veut une force collective de proposition et de contrôle de la vie publique.
C’est un mouvement politique au sens profond du terme “s’occuper de la polis” de notre cité commune.
J’accepte et je respecte son fonctionnement collectif et démocratique, je sais me remettre en question , je suis clair(e) et conscient(e) de mes objectifs personnels : le mouvement n’est pas un tremplin d’augmentation de pouvoir et ne le sera jamais.
***********************************************
Je pense bien entendu que des modifications doivent être apportées... C’est un premier canevas qui mérite d’être débattu et retravaillé très précisément.
Qu’en pensez-vous ?
Au plaisir de vous lire,
Claire M3T
claire M3T - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte
"...responsables de nos paroles et nos actes, nous déclarons qu’aucun n’être ne saurait se penser supérieur à un autre, et s’arroger le droit d’utiliser l’energie et la force de ces autres, à des fins de profit personnel, sans consentement mutuel expliqué par contrat. Cela conduit à respecter l’autre..." : ça veut dire que celui qui aura réussi à faire signer ce type de contrat pourra se penser supérieur et exploiter les autres ? Il ne faut pas oublier que la plupart d’entre nous signons déjà actuellement des contrats de ce genre, soit-disant en toute connaissance de cause (comme pour tout contrat d’ailleurs) : contrat de travail, crédits à la consommation, et même bulletin de vote...
"Nous reconnaissons la nécessité du questionnement, du doute parfois, de la remise en question, et de l’esprit de négociation" : pas de négociation (on est pas en train de marchander, c’est dur d’oublier la loi du marché...) mais plutôt de la conciliation.
Ma proposition d’amendement : conserver le texte de Patrick Viveret et surtout son premier paragraphe.
christophe - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte : "la charte de la refondation démocratique"
Est-ce qu’en mettant un point après "autre", et en recommençant la phrase, le malentendu exprimé par vous "ça veut dire que celui qui aura réussi à faire signer ce type de contrat pourra se penser supérieur et exploiter les autres" est levé ?
Le texte devient alors : "...responsables de nos paroles et nos actes, nous déclarons qu’aucun n’être ne saurait se penser supérieur à un autre. Personne n’a de droit d’exploiter l’energie et la force de ces autres, à seule fin de profit personnel, a fortiori sans consentement mutuel expliqué par contrat. Cela conduit à respecter l’autre..." :
" Il ne faut pas oublier que la plupart d’entre nous signons déjà actuellement des contrats de ce genre, soit-disant en toute connaissance de cause (comme pour tout contrat d’ailleurs) : contrat de travail, crédits à la consommation, et même bulletin de vote..."
Je suis pour les contrats en tant que seul moyen qu’ont trouvé les hommes pour décrire les règles et de faire connaître les lois qui regissent une relation. Obliger à ces contrats en en explicitant les objectifs matérialisent les modalités de la relation ; c’est peut être un pas pour faire reculer l’exploitation, les abus hiérarchiques, en tout cas de proscrire l’esclavage...
En tout cas dire que personne n’est supérieur à un autre sans aucune condition ce serait déjà un grand pas. Effectivement il ne fallait pas rendre ces 2 notions dépendantes de l’une de l’autre. Vous avez bien fait de le signaler.
"Nous reconnaissons la nécessité du questionnement, du doute parfois, de la remise en question, et de l’esprit de négociation" :
Vous dites : pas de négociation mais plutôt de la conciliation. Or intuitivement, j’incluerai la notion de conciliation dans le concept de négociation, comme un des résultats possible de la négociation : celui ou on se met d’accord.
Moi j’aime bien le fait de négocier (comme on dit négociation de conflit). Ce n’est pas que marchander la "négociation" ! Cela peut être très créatif et permettre à chacun de se dépasser et de gagner plus à 2 (avec) que chacun de son côté (sans). Il faut dire que je ne diabolise pas la loi du marché...au sens où elle ne concerne que les échanges de biens et de services matériels. Le marché où les règles sont claires où l’on commerce (en commun) est un très beau lieu de de rencontres de trouvailles et de retrouvailles. Comme je l’ai déjà dit, j’adore faire mon marché, sur une vraie place de marché ( ! sourire !) mais cela ne m’empêche pas de décréter "le capitalisme" dangereux pour les collectivités et de tout faire pour que les capitalistes ne dominent plus nos sociétés occidentales.
Donc je proposerai d ’ajouter "l’esprit de négociation et de conciliation"
Par contre je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire par : Ma proposition d’amendement : conserver le texte de Patrick Viveret et surtout son premier paragraphe. Vous êtes pour rester sur la première proposition de Patrick et uniquement elle ? Peut-être ?
claire M3T - Répondre à ce message
7 janvier 2005 > Un autre projet de charte : "la charte de la refondation démocratique"
peut-être bien, car au fond cette charte "démocratique" fait dévier l’intention initiale. L’idéal serait de créer une autre initiative distincte "démocratie2005" avec un autre site. Cela contribuerait à calmer par ailleurs toute cette polémique sur le clivage gauche/droite qui a lieu sur la liste de diffusion et qui est le reflet du malaise des gens de sensibilité de droite à se lancer dans le grand bain... ça leur ferait une transition en quelque sorte ( !)
christophe - Répondre à ce message
8 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Bien que j’apprécie particulièrement les deux principaux projets de charte proposés par Patrick et Claire, ainsi que leurs différents amendements, je ne peux m’empêcher de songer à tous ceux qui ont un accès limité au langage et à la culture (c’est l’enseignante en ZEP qui parle ici). Pour que le projet soit véritablement démocratique, il faut donc qu’il s’appuie sur un texte très court, très simple, puissant. Sinon, le discours simpliste de Le Pen continuera de l’emporter.
Connaissez-vous les propositions de Sylvain Timsit (site metasystems) ? Je vous les recopie ici :
"Tous les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme doivent être intégralement appliqués, dans la lettre comme dans l’esprit, par l’état comme par les entreprises.
Tous les hommes ont droit à un air pur, à une eau pure, à une nourriture pure, et à un environnement naturel préservé.
Tous les citoyens du monde ont droit à un revenu minimum inconditionnel.
Tout travail doit être rétribué par un salaire équitable, au regard du temps et de l’effort fourni, et de la valeur ajoutée produite par le salarié.
La technologie doit être utilisée pour libérer l’homme et non pour l’asservir.
L’économie doit être au service de l’homme, et non le contraire.
La nature est le patrimoine commun de toutes les créatures vivantes, et de tous les hommes. En conséquence, toute atteinte à l’environnement doit être considérée comme un crime contre l’humanité.
Les paramètres économiques utilisés pour le calcul de la "rentabilité" doivent intégrer les coûts habituellement oubliés, comme la destruction de l’environnement, de la qualité de la vie, du bonheur... "
Est-ce qu’un texte aussi court et clair ne pourrait pas nous servir de base, en l’amendant au besoin, puis en précisant clairement ensuite comment nous entendons procéder ?
Site: Voir le site Metasystems
Sarah - Répondre à ce message
9 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Le texte que tu proposes est bienvenu en cette période de voeux mais je le vois mal servir l’objectif d’une charte dont la raison d’être est de cadrer le mouvement pour permettre que l’energie que chacun y met soit portée vers le même regard tout en respectant la diversité et la pluralité des sensibilité. Par contre les idées évoquées comme "Les paramètres économiques utilisés pour le calcul de la "rentabilité" doivent intégrer les coûts habituellement oubliés, comme la destruction de l’environnement, de la qualité de la vie, du bonheur... " ou "Tous les citoyens du monde ont droit à un revenu minimum inconditionnel" et " Tout travail doit être rétribué par un salaire équitable, au regard du temps et de l’effort fourni, et de la valeur ajoutée produite par le salarié." méritent approfondissement au titre des débats.
Pierre 31500 - Répondre à ce message
13 janvier 2005 > Un autre projet de charte
Bonjour,
Bien que je considère avec respect le travail important déjà réalisé à travers ces premiers projets de chartes, je rejoins Sarah et tous les intervenants qui militent pour un texte fondateur clair et succint (deux pages maxi ?) , condition essentielle pour toucher la plupart de nos concitoyens "zappeurs".
Or il me semble que rien de significatif ne pourra sortir de ce généreux mouvement si le périmètre des citoyens impliqués se limite aux seuls érudits et autres diplômés de "Sciences-Po". Le système democratique que nous rêvons d’améliorer nous impose de convaincre la (une ?) majorité. Ne ratons pas cette ’première marche’...
Par ailleurs, l’absence de toute mention gauche/droite serait de bonne augure, dans la mesure ou faire référence à cette archaïque dichotomie nous conduirait plus ou moins à dissoudre cet élan dans la soupe politicienne actuelle, souvent peu convaincante...
Faisons donc avant tout ressortir les caractéristiques HUMANISTES et ECOLOGIQUES de ce mouvement sans oublier de l’inscrire dans une problématique planétaire (on ne peut pas envisager une politique écologiste et humaniste sans considérer à un momment donné le globe, ses habitants et notamment l’humanité entière) .
Bien à vous,
Yves
Yves L. - Répondre à ce message
20 janvier 2005 > Un autre projet de charte
bravo a tous pour vos reflexions. Les electeurs lambda comme moi attendent avec une jubilatoire impatience un projet de charte citoyenne, qui nous ouvre des perspectives politiques, sociales, et ecologique. Une nouvelle voie, une nouvelle vision de notre vieille République..... Pas un mot d’Europe ?? Tant de Peuples Amis autours de nous sont, je suis sur, pret a partager cette aventure et formuler ces idées.... Bravo a Tous et bien Fraternellement. LAURENT VIGNERON
LAURENT - Répondre à ce message
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