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autres commentaires et proposition d’autre charte

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texte général de débat sur le projet de charte avec une contre proposition de Claire
Liberté, Egalité, Fraternité, trois concepts qui sont porteurs de valeurs. Oui mais des valeurs qui ne sont pas intégrés dès le berceau ces valeurs restent des mots creux, vide de sens. Que veut dire "Liberté" dans un pays qui se dit démocratique mais où la hiérarchie sociale est pire en 2004 que sous Bonaparte, où le travail des femmes, de toutes les femmes n’est pas reconnu comme une richesse digne de ce nom,la liberté pourquoi faire quand il y a de plus en plus de gens qui crèvent de faim et de froid. Savez-vous combien d’associations occupent le terrain mais sont parfaitement innopérantes à moyen et long terme ? Ceux qui dirigent ces associations sont assurés d’un emploi. Liberté dans ces conditions je veux bien mais de grâce, avant de parler de certaines choses quelques enqêtes seraient nécessaires pour vérifier ce que je vous écris. Je suis révoltée de voir que des gens font des carrières dans le social.Ont-ils vraiment envie que ça change ? Ont-ils intérêt à ce que ça change ? Non, les resto du coeurs sont toujours là, mieux c’est devenu quelque chose qui appartient au paysage français. Pourquoi des bénévoles se mobilisent par charité et non par citoyenneté ? Répondre à cette question ce serait déjà le début d’un commencement de révolution dans les cervelles. Je suis sur le terrain et je vois ce qui se passe. Qui fera une enquête pour constater que les premiers qui ont intérêt à ce que cette situation dure ne seront jamais inquiétés puisqu’ils font du social, ils sont diplômés,savent parler comme la nouvelle aristocratie aiment qu’ils parlent. Liberté, égalité, fraternité trois mots qui se déclinent au masculin car la condition féminine s’aggrave de mois en mois et je ne vois pas beaucoup de syndicalistes, de politiques d’intellectuels, se bousculer pour dénoncer cette aggravation. Combattre au niveau des idées c’est une chose, combattre au niveau du concret c’en est une autre et je ne vois pas beaucoup de monde agir . Ce soir je suis particulièrement en colère.Je sais qu’il y a des gens sincères dans leur démarche mais si vous voulez que les gens du peuple se mobilsent se joignent à vous, moins de discours et plus d’action. Annie Annie - Répondre à ce message 27 décembre 2004 > Du concret Je suis entièrement d’accord avec Annie ! Ce premier texte de charte n’est ni assez simple ni assez concret. Il manque de prise avec le réel...

Pourquoi partir des valeurs ? Un intellectuel éminent (dont je ne me rappelle plus le nom) disait que "les valeurs" étaient un concept moral de "droite", conservateur en quelque sorte... Et que la gauche s’épuiserait jusqu’à se perdre si elle utilisait le temps et l’énergie de ses militants dans la définition de valeurs... Stop aux paroles et paroles ! Des actes ! Car comme dit Annie qu’est-ce que veulent dire les mots, concrètement parlant, activement parlant... Cela fait longtemps qu’ils servent de voiles tous ces mots pour ne rien faire...Des belles promesses, des beaux discours, qui dès mis au pied du mur de la réalité, ne veulent plus rien dire... Entre nous, qu’est-ce que ça veut dire "le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable" ? On sent bien l’espoir que ces mots trimballent... J’aimerais aussi y croire ! Mais en FAITS qu’est-ce que ça veut dire ? Des discours, des injonctions à mieux consommer ! A mieux produire ! Des rappels à l’ordre, de la police ! Des taxes, plus d’inspecteurs des impôts !... Ou bien un changement total des institutions, des relations entre personnes et des modes de régulations des mouvements de production consommation... "L’exigence sociale", quand on voit tout le business "associatif" bien pensant créé autour de ces mots : même la droite voire l’extrême droite ont des exigences sociales... Non je crois que si nous voulons vraiment avancer,ne pas régresser, il nous faut une charte qui nous rassemble, qui que nous soyons au départ (de droite ou de gauche, riche ou pauvre, intellectuel ou paysan, blanc ou noir, homme ou femme,...) qui nous permettent de réfléchir ensemble pour "BIEN" AGIR ensemble, pour avancer ensemble, faire changer notre cadre de vie collectif, notre mode de fonctionnement dans notre espace-temps public... Il nous faudrait plutôt : une charte de comportements, de fonctionnement collectif (se poser des questions ; ne pas se croire supérieur, respecter les différences ; démocratie dans nos échanges,... ) décrire un objectif global que nous voulons atteindre ; par exemple, faire advenir la démocratie dans notre pays (dans le sens de créer une organisation opposée au système où seule la loi du plus fort règne) ; une démocratie soucieuse de préserver l’avenir des générations futures) que nous assortirions de quelques principes simples et concret (surtout pas idéalisés) que nous entendons respecter : égalité des droits ; justice pour tous ; liberté illimitée d’expression et liberté d’action "régulée au strict minimum" ; fraternité avec les plus faibles du moment... et quelques moyens à mettre en oeuvre pour y arriver : créer une force politique qui ait le pouvoir de prendre les décisions muries et prises collectivement (comme de créer des institutions qui empêchent des mêmes hommes de spolier et de conserver éternellement les pouvoirs) ; Un RMU ou revenu d’existence ; payer les citoyens qui s’occupent de bien public ; ... C’est tout ! Le reste reste à créer, par nos échanges : nous ne pouvons pas le définir à l’avance. Certaines choses d’ailleurs, ne doivent pas être inscrites dans le marbre, doivent évoluer ; il faut parfois faire des périodes de transition qui un temps iraient à l’encontre d’un principe... Et il ne s’agit plus de "participer au forme de resistance civique qui s’opposent à la négation de nos valeurs"... ce qui est ultra négatif , mais de participer à la construction d’un espace publique et civique qui respectent nos quelques principes simples (partagés par le plus grand nombre), et qui permettent de nous faire progresser vers notre objectif. Qu’en pensez-vous ? Pour moi, le premier texte de Patrick ne me convient pas car il ne me permet pas de me projeter dans une dynamique ; les valeurs représentent des concepts flous qui ont toujours été galvaudés dès leur mise à l’épreuve de la réalité ; les moyens me paraissent passés...déjà pensés...et parlés. J’aurais plus besoin d’une plateforme de base (un contenant) permettant que se développe un mouvement dont on ne sait décrire à l’avance ce qu’il deviendra (contenu)...avec des règles qui permettent de s’assurer qu’on ne dérivera jamais vers des prises de pouvoir personnelles...(c’est surtout cela qu’il y a à craindre dans tous les mouvements démocratiques ; c’est le dévoiement vers la dictature (l’oligarchie) avec son cortège de mensonge de propagande...et la terreur... ) ceci est à craindre surtout en cas de succès d’ailleurs !). J’ai peur qu’en modifiant le premier texte, ce ne soit pas simple de faire une autre proposition. J’ai l’impression qu’il faudrait faire un autre texte pour voir ... si cela correspond mieux aux désirs de certains d’entre nous... Bon mais vous allez sans doute trouver cela un peu destructif et bien présomptueux ? Non ? Claire M3T - Répondre à ce message

autres commentaires sur la question des valeurs

Le vrai changement de posture dans le rapport au pouvoir c’est en effet de cesser de croire qu’il y a quelque part un tiers (quelqu’un ou une organisation) qui va faire ce que nous souhaitons à notre place...Il en est de même pour les valeurs. Le terme valeur est un des plus forts de la langue française : il signifie "force de vie". Passer d’une simple déclaration d’intention à un engagement mutuel à pratiquer des valeurs qui nous font vivre c’est , me semble t il , une transformation profonde qui nous éloigne des paroles verbales. Il me semble que la gauche souffre prioritairement de ne pas croire sufisamment à ses propres valeurs. Qu’un nombre significatif de citoyen(ne)s (ne serait ce que dix pour cent des électeurs ou électrices de gauche et des courants écologistes) se mettent, pour de bon, à changer leur mode de vie et de consommation, les rapports entre femmes et hommes, à refuser l’obscénité que constitue la misère au coeur de l’abondance,(pour ne citer que ces exemples), la donne politique sociale et culturelle serait profondément changée. patrick - Répondre à ce message

28 décembre 2004 > Des valeurs pour croire ou pour faire

Le vrai changement de posture dans le rapport au pouvoir c’est en effet de cesser de croire qu’il y a quelque part un tiers (quelqu’un ou une organisation) qui va faire ce que nous souhaitons à notre place... Entièrement d’accord, je vais donc faire une contre(autre)-proposition de charte. Le terme valeur est un des plus forts de la langue française : il signifie "force de vie". Ça c’est fort ! La définition de valeur est en effet très éclairante ! Les seules valeurs en acte (qui sont agissantes à un moment "t") sont celles prônées soutenues par les gagnants du rapport de force. On pourrait presque tirer comme conclusion qu’il n’y a de valeurs qui tiennent que quand la force qui les possède est au pouvoir. En ce moment, les valeurs au pouvoir sont : "plus de richesse aux riches, plus de force au forts, plus de pouvoirs aux puissants et ainsi les choses seront bonnes éternellement pour nous qui sommes au pouvoir." Passer d’une simple déclaration d’intention à un engagement mutuel à pratiquer des valeurs qui nous font vivre c’est , me semble t il , une transformation profonde qui nous éloigne des paroles verbales. Je crains qu’individuellement parlant, on ne pratique des valeurs, que quand on en a vécu la nécessité dans sa chair, ou quand on a réellement souffert des valeurs qui nous oppriment. Il me semble que la gauche souffre prioritairement de ne pas croire suffisamment à ses propres valeurs. Ensuite collectivement, il faut être le gagnant du rapport de force... Car l’important n’est pas de croire à ses valeurs mais de les mettre en actes. Qu’un nombre significatif de citoyen(ne)s (ne serait ce que dix pour cent des électeurs ou électrices de gauche et des courants écologistes) se mettent, pour de bon, à changer leur mode de vie et de consommation, les rapports entre femmes et hommes, à refuser l’obscénité que constitue la misère au coeur de l’abondance,(pour ne citer que ces exemples), la donne politique sociale et culturelle serait profondément changée. Pour moi, les gens ne changent que si ils ont profondément besoin de changer. Les 10% de gauche ne vivent pas ces valeurs au quotidien car ils n’en n’ont jamais éprouvé la vive nécessité. Nous ne nous préoccupons pas d’écologie, car ceux qui sont au pouvoir (qui ont capacité à prendre des décision de changement) n’en n’ont "rien à foutre" ! Tant qu’ils ne suffoqueront pas dans leurs salons parisiens ou sur leurs plaines du texas, rien ne sera tenté, que des paroles pour endormir. Je ne vois qu’une solution, pour changer leur mode de vie et de consommation, les rapports entre femmes et hommes, à refuser l’obscénité que constitue la misère au coeur de l’abondance, il faut que des hommes qui portent ces valeurs (parce qu’ils en sont intimement imprégnés, parce qu’ils en ont vécu la nécessité) arrivent au pouvoir, et qu’une fois au pouvoir ils prennent des décisions en rapport avec ces valeurs (qu’ils ne changent pas "au quotidien" de fusil d’épaule), cad qu’il ne soient pas corrompus par le fait d’arriver au pouvoir. C’est cela qu’il faut préparer ; le reste n’est que paroles et bonnes intentions qui ne mangent pas de pain... qui ne gêne en rien les dominants, et ne modifient en rien les valeurs qui sont agissantes... Je m’aperçois en écrivant que je ne crois pas à l’action individuelle, même portée par de nombreux individus. Il n’y a que le pouvoir qui permet une action efficace. Quand Le Lay parle de rendre les cerveaux disponibles, il a le pouvoir de le faire. Pour lutter contre Le Lay, soit il faut lui prendre sa place ou bien posséder un instrument de pouvoir équivalent... Cela ne sert à rien de convaincre un à un, par des paroles, les individus de ne pas se laisser avaler le cerveau ! Donc si je vais au bout de ma pensée, dossier 2007 ne devrait avoir comme but que de prendre le pouvoir afin qu’enfin d’autres valeurs soient agissantes... Claire M3T - Répondre à ce message

JP Jouany il nous faut des critères de choix, et cela m’amène à évoquer les différentes interventions sur les valeurs. Il est important pour nous dese mettre d’accord sur quelques"valeurs" simples et partagées qui nous servent de référence vraie dans nos choix et nos comportements individuels et collectif. Un des maux de notre société est d’avoir "idéalisé ou édulcoré" des valeurs fondées sur l’homme. La déclaration des droits de l’homme devient de plus en plus une piece de musée ressortit de temps à autres mais en permanence bafouée. Alors qu’il aurait fallu au contraire l’approfondir pour en appliquer les principes aux femmes ou aux enfants, Pour mettre toutes les sciences ou activités au service de l’homme de tous les hommes et de toutes les femmes. Ce respect et cet approffondissementmontrerait que nombre de lois ou de comportements sont contraires à ces principes, car sont l’oeuvre de lobbies ou de dominants voulant asservir le reste de la population.

Louise, Claire

Une réflexion sur le texte de Jean-Pierre Jouany. Mettre en avant des valeurs simples qu’est-ce que celà veut dire ? Le monde dans lequel j’évolue est surement différent du vôtre, aussi ma façon de raisonner vous paraitra peut-être assez loin de vos préoccupations mais c’est un forum alors je prends le risque de ne pas penser comme une "intellectuelle". Jusque dans les années 90 dans beaucoup de village en France l’eau du robinet était gratuite car elle était captée dans une source proche des habitations. On a expliqué à ces braves villageois que cette eau de source ne pouvait plus être distribuée gratuitement car il fallait apporter des aménagements, on a fermé les fontaines où les animaux pouvaient boire etc... L’eau qui était gratuite depuis des siècles dans ces villages est à présent soumise à facture assez lourde. Rien n’exigeait que cette eau naturelle, abondante,non polluée devienne un bien privatisé. Alors je ne sais pas si l’eau est une valeur morale ou physique, je ne sais pas si l’eau est un bien qui appartient à la terre ou aux hommes mais une chose est certaine, c’est que l’économie l’a transformée en valeur marchande sachant que l’homme est composé à 85% d’eau. C’est un constat de bon sens, mais la vie avant tout dépend beaucoup plus de l’eau que des "idées". En privatisant l’eau dans ces villages, qu’on le veuille ou non, on a privatisé beaucoup plus que de l’eau. Ces décisions humaines qui sont assez éloignées de la politique à première vue remettent en cause sans le dire le droit de vivre tout simplement. Je pense particulièrement à l’industrialisation qui a transformé l’économie agricole par le salariat. Qui a été consulté pour ce changement radicale ?Ceux qui arrivent au monde doivent s’adapter sans aucun recours. A chaque fois que l’on nous donne un droit on devrait se demander : "quelle liberté nous a t-on confisqué ?" Nous sommes en France,dans un pays tempéré mais si ce que je gagne en travaillant doit passer dans des réseaux de distribution d’élément qui me permette juste de me maintenir en vie, la démocratie sera réservée aux riches comme à lépoque d’Athènes, à ceux qui sont les plus forts par les pouvoirs qu’ils détiennent. Dès la naissance des " Droits de l’Homme", le droit de propriété était déjà plus défendu que le droit de vivre. Constat : La Commune, la guerre 14-18 ; la guerre 39- 45 ; les colonisations etc. Nos grands parents sont morts pour le droit de la propriété non pour leurs enfants mais pour des "élites" de l’économie, de l’industrie, de la science,etc...et de l’eau. La démocratie est rongée par ce type d’agissement ; l’eau n’est qu’un exemple. Or les populations sont maintenues soigneusement assez loin de cette compréhension du fonctionnement de la société sous couvert qu’elle n’est pas assez instruite. Tout est lié en définitve. Pour les "élites" et leurs valets le plus gros soucis, ce n’est pas l’avenir des peuples, le droit de vivre sans être soumis à la volonté d’une poignée d’hommes déshumanisés, non, le plus gros soucis c’est comment faire pour garder le pouvoir afin de satisfaire leur égo. ( Triste à dire et à voir mais les hommes politiques en Europe sont les nouveaux bouffons de Bush). Ce que j’écris ce n’est pas de la haute philosophie,ni de la politique raffinée, c’est un constat, les gens qui sont en situation de survie ne peuvent pas s’exprimer ( il y en a quelques millons en France), ceux qui s’expriment ont-ils vraiment intérêt à ce que ça change vraiment ? Voilà une question ? Vous souhaitez des propositions, des réponses, de l’imagination pour résoudre les problèmes. Pour changer les choses il est nécessaire d’être capable de se remettre en cause, de remettre en cause sa façon de se représenter le monde. Cet exercice a été demandé depuis des années aux plus humbles mais jamais à ceux qui les mettent sous leur joug. Personnellement je n’ai pas attendu aujourd’hui pour agir sur le terrain. Mais cette action est très mal vue dans la mesure où elle peut mettre danger le pouvoir des petits"chefs". C’est plus important de plaire aux financeurs que d’apporter une réelle formation auprès des plus démunis. Celà fait depuis une dizaine d’années que des militants(tes) quittent des organismes qui ont pignon sur rue car l’encadrement défend son"salaire" et les raisons de la création de cet organisme deviennent secondaires. L’action ? O.K. mais l’absence de démocratie à l’intérieur de ces organismes ont tué toute action.Ils occupent le terrain et l’espace mais pour le changement regardez ce qui se passe dans les cités. Louise - Répondre à ce message

3 janvier 2005 > Proposition de quelques principes pour une méthode de travail Louise, je partage totalement votre analyse ! Et j’espère que ce mouvement partira de ce type de constat, qui est la seule réalité qui compte. Pour moi l’enjeu de Dossier 2007, ce n’est pas de promouvoir des valeurs, c’est de mettre en place dans notre pays une véritable démocratie (et non son simulacre). Les hommes qui arrivent au pouvoir n’ont généralement plus qu’une visée : le conserver pour en avoir plus...Et pour cela, ils utilisent tous les moyens à leur disposition : justice, école, impots, politique, administration... C’est tout cela qu’il faut changer... Leur valeurs de départ (ou leurs vertus) n’ont jamais résistées à ce sentiment de toute puissance que crée le pouvoir. Au quotidien, on connaît ces comportements (abus de pouvoir) dans toutes les organisations : associations, bureaux...avec leur cohorte de petits chefs... Pour réussir à changer un tel "atavisme", il nous faudra être très très intelligent et d’une intelligence concrète... Cela ne va pas être de tout repos !!! Claire M3T - Répondre à ce message

4 janvier 2005 > hierarchiser les priorites

nous avons surement tous un peu fait le constat de louise et il me parait utile de l’ approfondir et de le garder en memoire en effet combien de "tonnes" d’ energie, d’ enthousiasme et de "foi", dans les combats pour la liberte, pour plus de democratie, pour la simple idee de justice, ont ete depensees(de tout temps) mais que se passe-t-il donc entre le moment ou je mets mes idees au service d’ une organisation, d’un groupe ou d’ une personne, et celui ou il va tenter de les mettre en pratique comment analyser le moment de rupture entre la decision de l’ action suite a l’ analyse et le resultat (souvent, et de plus en plus,toujours le meme, du revirement, du rtournement de veste,et du retour a la facilite de tjrs abuser du faible,d’ abuser de l’ autorite et pour finir de tout ramener a la constante dont parle Louise/"servir les interets possedants") je n’ ai bien sur pas de reponse au pourquoi, mais j’ ai l’ impression que nombres de participants a ce debat, veulent proposer des reponses au comment nous devons nous organiser pour resister et echaper aux reproches posterieurs du comment avez-vous laisse faire ? garder a l’ esprit cette reflexion, et l’ approfondir, surement, mais ne pas perdre de vue( ni l’ espoir), que nous entrons dans le domaine de la politique, donc de l’ homme, et qu’ il s’ agit bien de mettre en forme et en place des nouveaux modes de fonctionnement et donc des nvlles normes, et aussi donc prendre le risque de s’opposer aux memes obstacles, de trebucher sur les¨^m difficultes tout cela pour dire qu’ il y a deux niveaux d’ intervention concommittents l’ analyse"pre-revolutionnaire"(comme le signalait un participant), et la mise en place de mecanismes pour l’ action une garantie de ne pas vouer la seconde a l’ chec serait de ne pas faire de la premiere une entrave systematique en d’ autres termes de rentrer dans le champ politique mais avec qqes regles solides (principes fondamentaux), de nature a eviter les glissements si rapides dans cette matiere la tache est lourde, mettons vite en commun ce qui nous permettrait de "construire nos desaccords" assayag -


7 janvier 2005 > Un autre projet de charte

Voici une autre tentative de rédaction de charte, plus “à ma convenance”, qui veut sortir de ce clivage gauche-droite, qui n’est pour moi qu’un moyen stérile de diviser la société de façon à ce que la loi agissante "celle du plus fort et du plus riche" et son cortège de "mécanismes motifères" : mensonge, exclusion, chefferie, injustice... ne soient jamais remise en cause ".

CHARTE

Préambule

Cette charte n’a pour vocation que d’être une plateforme de base (un contenant) permettant que se développe un mouvement citoyens (au sens large du terme, dont on ne sait décrire à l’avance ce qu’il deviendra (contenu, valeurs...) avec l’énoncé des règles de fonctionnement qui permettent de s’assurer que d’aucun ne dérivera jamais plus vers des prises de pouvoir personnelles... C’est surtout cela qui est à craindre dans tout mouvement démocratique, ce dévoiement vers la dictature de quelques-uns (l’oligarchie) qui savent très bien manipuler les autres par tous les moyens : mensonge, propagande... terreur... Nous devrons toujours y veiller, d’autant plus en cas de succès !

“Au mépris de la postérité, la monarchie, perverse, avait détruit “l’esprit public” pour couvrir une plaie d’argent. Politiquement, on y voit l’art qu’on eut la plupart de nos rois [et de nos gouvernants (c’est moi qui ajoute)] pour diviser les hommes afin de les gouverner plus absolument. Divisée par une multitude de cloisons, la société était déjà nivelée par la monarchie qui, parce qu’elle avait compris l’intérêt de viser une législation uniforme et homogène pour mieux étendre sa tutelle, s’était chargé d’enseigner à ses administrés les plaisirs de l’égalité tout en empêchant soigneusement qu’ils se rencontrent, ne les préparant pas à agir en commun, pour un bien public.” Tocqueville “La révolution et l’ancien régime”

" C’est en chargeant le citoyen de petites affaires, bien plus qu’en leur livrant le gouvernement des grandes, qu’on les intéresse au bien public, qu’on leur fait voir qu’on a besoin des autres pour le produire.” Ibid

" Un citoyen est, en général, celui qui tour à tour gouverne et est gouverné. " Aristote

Postulats

Nous “concitoyens concitoyennes”, tous fils et filles des aspirations de La révolution française, conscients que le pouvoir va au pouvoir, la force à la force, la richesse à la richesse, l’impuissance à la faiblesse, la pauvreté à la misère, nous décidons d’en terminer avec ce processus destructif et mortifère de domination à l’oeuvre dans nos sociétés dites démocratiques, en réalité et de ce fait même oligarchiques. Les institutions démocratiques (en tant que levier de l’action collective) appartiennent à la nation et ne doivent être utilisées que dans l’intérêt général de celle-ci : elle ne doivent pas servir les intérêts de quelques-uns mais de tous. Personne n’est légitime (ni groupe, ni corporation..) à conserver ou cumuler les pouvoirs à l’infini.

Nous “concitoyens concitoyennes” déclarons : “La loi du plus fort”, Mère de tous les vices, et de toutes les violences, est abolie ! Nous lui préférons la loi et les règles issues du débat démocratique auquel chaque citoyen peut participer en toute autonomie, et les projets de coopération basée sur une intelligence collective. Nous pensons avoir notre mot à dire dans notre destin collectif et nous décidons de nous doter des moyens de construire “notre vie ensemble”, par accords et désaccords féconds : transparence de l’information, débat démocratique, outils participatifs...

Nous “concitoyens concitoyennes” , nous consentons depuis trop longtemps à ce que le pouvoir soit un droit de tirage de la domination d’autrui, qui débouche sur l’humiliation, l’infantilisation et la peur, nous envisageons désormais le pouvoir comme un pouvoir de coopération créative, et de réalisation du bien commun à tous les niveaux de la vie publique, source de paix entre les hommes et les peuples.

Nous “concitoyens concitoyennes”, issus de traditions différentes, d’où que nous venions, qui que nous soyons, quel que soit notre race, notre sexe, notre religion, notre milieu social, nous sommes tous égaux en droit et responsables de nos paroles et nos actes, nous déclarons qu’aucun n’être ne saurait se penser supérieur à un autre, et s’arroger le droit d’utiliser l’energie et la force de ces autres, à des fins de profit personnel, sans consentement mutuel expliqué par contrat. Cela conduit à respecter l’autre, son droit à l’expression en permanence et à agir pour lutter contre toute forme de domination ou d’exclusion puis à bannir le mensonge, les promesses creuses, tout ce qui viseraient à l’endoctrinement ou à la propagande sectaire. Nous reconnaissons la nécessité du questionnement, du doute parfois, de la remise en question, et de l’esprit de négociation.

Nous “concitoyens concitoyennes”, liés les uns avec les autres, le temps de notre vie, dans un espace-temps commun , sommes attachés à préserver les conditions nécessaires à cette vie et prêts à nous unir pour combattre tout ce qui pourrait en affaiblir la qualité et la pérennité que ce soit à court comme à long terme. Nous nous opposerons aux logiques meurtrières et les remplaceront par des logiques de vie.

Objectifs du mouvements :

- 1/ Les objectifs à court terme sont de populariser le mouvement de la manière la plus large, d’inciter tous les citoyens et associations citoyennes à dialoguer et débattre en toute égalité et fraternité, de mettre en place tous les moyens permettant de toucher toutes les populations basées sur notre territoire. Il s’agit aussi de poser les bases d’une qualité de vie démocratique, en apprenant au fur et à mesure de notre avancement.

- 2/ L’objectif à moyen terme est de contribuer à remodeler tout le paysage politique français : de redonner un espace de délibération publique, et d’offrir aux citoyens volontaires des possibilités de construction du bien public. Il faut faire disparaître la notion de “classe ou de hiérarchie politique”, qui dérive d’une oligarchie qui ne dit pas son nom, residu des monarchies ou empires qui n’ont plus lieu d’être à l’aube de notre XXI siècle.

- 3/ L’objectif à terme n’est pas forcément d’exercer le pouvoir, mais de progresser collectivement, cad de trouver des solutions aux problèmes socio-politiques et écologiques de nos sociétés, de les faire entendre, et de les mettre en oeuvre afin que les valeurs portées par ses solutions soient agissantes. Si les propositions élaborées collectivement déclarées de haut intérêt public ne trouvaient pas leur "Chef de projet" dans les partis politiques habituels, alors nous élirions nos représentants pour <être au service> de ces projets.

4/ A très long terme, il s’agit de mettre en place une démocratie radicale au service de citoyens vivant ensemble, qui ne puissent plus jamais être détournée au profit de quelques-uns.

Engagements mutuels :

C’est pour concrétiser ces paroles, que je m’engage dans ce mouvement citoyen autogéré à responsabilité collective.

Ce mouvement se situe en amont des partis politiques et se veut une force collective de proposition et de contrôle de la vie publique.

C’est un mouvement politique au sens profond du terme “s’occuper de la polis” de notre cité commune.

J’accepte et je respecte son fonctionnement collectif et démocratique, je sais me remettre en question , je suis clair(e) et conscient(e) de mes objectifs personnels : le mouvement n’est pas un tremplin d’augmentation de pouvoir et ne le sera jamais.