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amendements au texte initial

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amendemets précis ou plus généraux
Amendements suggérés

par dominique taddéi, gilbert wassermann et des membres du "forum de la gauche citoyenne" :

amendements intégrés dans le corps du texte

Projet de charte d’engagement civique et citoyen Vivons les valeurs dont nous nous réclamons !

1- L’appel qui nous réunit rassemble des citoyen(ne)s qui se reconnaissent dans les valeurs tout à la fois sociale et écologique . Ces valeurs sont celles d’un humanisme exigeant, conscient que l’humanité ne peut se construire comme sujet positif de sa propre histoire dans la paix, la justice et la démocratie que si elle préserve sa propre demeure et cesse de détruire les écosystèmes dont elle est issue . De telles valeurs s’expriment en particulier par l’exigence de la solidarité et de la justice sociale, par la trilogie républicaine de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, par une laïcité ouverte et tolérante au dialogue entre cultures, par le choix d’un mode de production, de consommation et de vie écologiquement soutenable.

2- Faire vivre ces valeurs et ne pas se contenter de les proclamer abstraitement fait de nous des « veilleurs d’humanité », disposés à exercer en permanence notre vigilance, notre capacité de résistance individuelle et collective, notre force de proposition partout, notamment là où des droits humains fondamentaux sont bafoués, où la fraternité humaine est trahie , partout où des écosystèmes sources de vie sont menacés. Cette exigence est d’autant plus fondamentale que l’humanité vit un moment critique de son histoire où les logiques de guerre sous toutes les formes (économiques, sociales, militaires ou religieuses) combinées à l’atomisation sociale et à l’irresponsabilité écologique provoquent des régressions majeures dans l’ordre social culturel ou démocratique. Un projet pour la France doit s’inscrire dans une dynamique européenne et internationale destinée à promouvoir ces valeurs à l’échelle européenne et planétaire.

3- Considérant que le pouvoir est à créer plus qu’à prendre nous choisissons d’abord de reprendre du pouvoir sur nos propres vies face aux logiques de peur, de fatalité, d’impuissance. Or reprendre du pouvoir sur nos propres vies c’est d’abord choisir , sans attendre, de pratiquer ces valeurs qui nous animent partout où nous le pouvons et de dénoncer les obstacles à leur réalisation partout où ils se situent. Cette exigence nous conduit à prendre l’ engagement mutuel de nous aider à vivre ces valeurs, de participer aux formes de résistance civique qui s’opposent à leur négation et de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de l’ensemble des propositions destinées à favoriser leur réalisation. Un comité de gestion des conflits sera créé de manière à faciliter la résolution des contradictions qui peuvent apparaître soit entre ces valeurs fondamentales (progrès social et exigence écologique, laïcité et tolérance, égalité et liberté etc.) soit sur la cohérence entre les moyens et les fins de leur mise en œuvre.

4- Nous organiserons entre nous des bourses d’échanges de compétences et de temps, des souscriptions civiques, nous développerons et nous nous formerons à l’usage des logiciels libres et coopératifs afin de nous donner mutuellement le pouvoir de mettre en œuvre ce projet. Nous demanderons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament de ces valeurs de participer à des campagnes civiques et à des propositions législatives qui développent le droit d’initiative et à la participation civique sous toutes ses formes et nous demanderons que des moyens publics soient mis au service d’une telle refondation démocratique.

5- Cet engagement mutuel se traduit également par le choix de respecter en notre sein une haute qualité démocratique et relationnelle. Celle ci se traduit en particulier par le refus des exclusives, par la qualité d’écoute mutuelle et par la capacité à construire nos désaccords de manière à les distinguer des malentendus et procès d’intention . Il s’agit en effet pour nous de faire du pluralisme de nos sensibilités et de nos expériences une force. Aucune unité profonde des différents courants écologistes et de gauche n’est possible, aucun programme de qualité n’est envisageable à la hauteur des défis qui attendent la France, sans cette qualité de pluralisme.

6- Un tel projet suppose de notre part de redonner son plein sens à l’action politique en mettant fin à la coupure artificielle entre les enjeux sociaux et culturels et les enjeux proprement politiques. Le pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire qui mérite examen. C’est pourquoi nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui se réclament des valeurs évoquées dans ce texte de commencer la préparation des prochains rendez-vous nationaux de 2007 et municipaux de 2008 par la délibération sur les perspectives, les objectifs et les moyens de les atteindre, le débat sur le choix des personnes les plus qualifiées pour les exprimer et les mettre en œuvre ne pouvant intervenir qu’ensuite. Nous demandons également à tous les lieux de culture, mouvements civiques et sociaux et aux médias qui soutiennent un tel projet de mettre en œuvre, pour leur propre compte, ces principes et d’ouvrir leurs espaces aux débats démocratiques que nous devons impulser au cours des mois qui viennent.

7- Nous nous engageons à utiliser pleinement nos droits économiques pour favoriser des modes de production et de consommation conformes au commerce équitable et à des modes de développement soutenables, nos droits sociaux de manière à favoriser les formes économiques les plus coopératives et solidaires, nos droits civiques en vue de développer une véritable démocratie articulant pleinement les fonctions participatives, délibératives et représentatives. Nous ferons de notre droit de vote le prolongement cohérent de ces objectifs en veillant à ce que la république française ne revive plus jamais l’indignité de voir un parti d’extrême droite en position de concourir à la direction des affaires de la nation. dominique taddéi, gilbert wasserman - Répondre à ce message

autres amendements suggérés (mais de manière moins précise)

réaction à l’expression "des valeurs sociale et écologique" J’ai l’impression qu’en écrivant ça on confond écologique et environnemental. Pour moi (et donc je souhaite que cela soit aussi le cas pour nous ) l’écologie est la nouvelle version de la solidarité qui transcende la vision qu’en a (avait ?) la gauche basée sur le "ici et maintenant". Pour moi cette solidarité dans l’espace et dans le temps (intégrant les dimensions sociale et environnementale) vient de la prise de conscience que nous sommes tous sur une même planète limitée dans ses ressources. Ressources qu’ il convient de partager puisque si tous les êtres humains naissent libres et égaux en droit, un petit bengali a les mêmes droits que le petit européen (solidarité dans l’espace) Ressources qu’il convient de ménager pour que nos descendants puissent continuer à y vivre (solidarité dans le temps) La prise en compte de ces deux impératifs (partout et tout le temps) conduit à la double exigence d’une réduction de l’empreinte écologique au Nord (car notre modèle de consommation n’est pas durable) et un développement soutenable du Sud. Alain Uguen - Répondre à ce message

31 décembre 2004 > écologique donc social L’avenir de nos descendants. Argument inefficace et donc inutile auprès du peuple du bas. Qui penserait à protéger l’avenir de ses descendants quand lui même déjà se bat pour survivre ? Mettre l’accent sur :" ta vie ressemblerait d’avantage à une vie dans un environnement saint, joli et profondément synbiotique" me paraît beaucoup plus subversif. Relation de temps. Si c’est pour mes descendants alors on a le temps de voir venir, si c’est pour moi et nous alors on va se bouger un peu les fesses. shunga - Répondre à ce message

22 décembre 2004 > Des cahiers de propositions et de revendications Personnellement en plus des remarques déjà faites à chaud et des félicitations pour ce texte, j’ai deux amendements` paragraphe 1 après d’une gauche pleinement ouverte à l’enjeu écologique (aux enjeux écologiques ?) rajouter et/ou d’une écologie pleinement ouverte à la solidarité dans l’espace et le temps

paragraphe 6 aprèsle pouvoir est un moyen et non une fin et c’est ce que l’on veut en faire rajouter (et les moyens et méthodes pour y parvenir) qui méritent examen. paragraphe 7 remplacer des "modes de développement soutenables" par des modes économiques soutenables (réduction de l’empreinte écologique du Nord, développement soutenable du Sud) Amicalement Alain Uguen

22 décembre 2004 > Des cahiers de propositions et de revendications Bonjour, Voici comme indiqué hier quelques suggestions sur le texte de la "charte". Globalement, je pense qu’il faut simplifier le style pour le rendre plus proche d’une "déclaration" et ouvrir le projet au delà des cercles ayant déjà une histoire politique. Cela va souvent avec la stucture des phrases, notamment éviter dans ce genre de texte les "formules à l’envers", difficiles à décrypter pour un néophyte, surtout s’il ne va pas jusqu’au bout de la phrase... Sinon, j’approuve l’architecture générale du texte. Je vais indiquer mes remarques en utilisant les numéros de ton texte. Hervé Le Crosnier

point 1 : je ne suis pas certaine que "valeur d’une gauche" soit pleinement compréhensible par les jeunes (expérience autour de moi, mais aussi remarques sur la liste). Dans l’ANPAG, on dit plus précisément ’gauche sociale, solidaire, féministe et écologiste".. mais bon, ça fait aussi xylolingue :-)) j’inverserais la phrase sur la préservation de la planète : "C’est en préservant sa propre demeure, en cessant de détruire les écosystèmes que notre humanité pourra développer ces valeurs d’un humanisme exigeant". et si je me laissais aller, j’ajouterai là une espèce de liste (mal écrit, à revoir...) : "construire la paix (essentiel, et trop peu cité dans ton texte), étendre la démocratie et appliquer partout les Droits de l’Homme, réduire les inégalités par une politique sociale et solidaire, se doter des moyens de faire vivre réellement les droits des femmes".

point 2 : (j’insisterai dès le début de ce point sur le rôle du politique de passer des valeurs aux droits) : "Pour faire vivre ces valeurs et les trasnformer en droits positifs, nous voulons -nous comporter en "veilleurs d’humanité " (remarque : très beau terme)... et - porter notre résistance civique au coeur de la citadelle politique pour y contrer la logique de guerre et prendre des mesures contre la crise écologique." Sur ce point, j’ai bien aimé les réflexions hier (je crois que c’était de Gilbert W.) sur le fait de placer notre action à la fois comme un projet pour la france, mais aussi de la place qu’une France républicaine pourrait occuper dans le monde.

point 3 : Pour rester dans le rebond du point précédent, j’essaierais de trouver une formule du type : "des valeurs à notre vie quotidienne", et pour éviter les confusions, ajouter un quelificatif à "pouvoir" (genre, mais je ne sais pas trop : "le pouvoir _d’humanité_ est à créer" le terme "comité de gestion des conflits" suggéré par Valérie Peugeot me paraît plus simple et plus compréhensible que "comité d’éthique".

point 4 : si l’énumération est assez précise pour parler des logiciels libres, alors il faut élargir encore, avec par exemple : "l’écrit public, les production littéraires, artistiques et musicales, le partage de l’information et du témoignage..."

point 5 : le terme "aucune unité" est maladroit juste après l’éloge du pluralisme. Simplement remettre la phrase en forme affirmative : "l’unité des courants écologistes et de gauche, un programme social et solidaire cohérent et de qualité demandent une réelle construction collective, qui nous place à la hauteur des défis nationaux et mondiaux".

point 6 : pour ête cohérent avec le point 3, il faut qualifier le "pouvoir" : le "pouvoir _politique_ est un moyen..." Dans le même ordre d’idée, il faut bien préciser "LES échéances léectorales de 2007 et 2008".

point 7 : mériterait plus d’envolée pour une conclusion ? J’avais noté sur mon papier, mais maintenant ça me semble trop grandiloquent, mais je te livre quand même, pour te donner quelques cailloux blancs : "contre la peur, la fatalité, l’impuissance cultivées pour nous par les dominants, nous construirons des alternatives de vie par nos actions quotidiennes coopératives, engagées et solidaires ; par nos projets politiques collectifs et ouverts ; par nos propositions sociales, écologiques, politiques, anti-militaristes et humanistes ; par notre capacité à inventer, dès maintenant, partout autour de nous, d’autres modes d’échange, d’autres calculs de la richesse, d’autres solidarités. Nous construirons l’espoir par la résistance civique et démocratique." Hervé Le Crosnier Hervé Le Crosnier - Répondre à ce message

23 décembre 2004 > Des cahiers de propositions et de revendications

ok pour la charte je souscris, bien que j’ aurai mieux vu en lieu et place de l’ orientation ecologiste, un fondement plus radical dans le sens de la Justice , qui engloberait donc cete preoccupation majeure de l’ environnement, car ilme semble que le commerce equitable, les modes du commerce, des echangent, de l’ exploitation des richsses du globe, des equilibres entre les peuples et les regions, enfin toutes les problematiques, un peu schyzo, qui nous animent, ressortent a terme d’ un enorme desequilibre, et donc d’ enormes injustices ce n’ est pas une incantation, c’ est plutot dans mon esprit une necessite vitale pour retablir une certaine cohesion(sociale,humaine...) je sens un bon enthousiasme, et je souhaiterais que l’ on se penche rapidement sur une com’qui rameuterait plein d’ autres citoyens( ?dumonde ?)qui n’ attendent qu’ un signe pour ne pas abandonner la lutte tres amicalement assayag assayag - Répondre à ce message

26 décembre 2004 > Des cahiers de propositions et de revendications

Bravo pour la Charte ! Mais dans la mesure où certaines propositions (de loi) nécessiteront une mise en oeuvre au niveau européen, je suggère que dossier 2007 prenne dès le départ une perspective internationale, de manière complémentaire avec la perspective nationale pour 2007. Il s’agirait par exemple de lancer un appel aux sociétés civiles, aux médias et aux forces de refondation démocratique dans tous les pays : Les inviter à lancer leur propre initiative : dossier2008 en Espagne, dossier2006 en Italie, dossier2006 en Allemagne, etc Leur proposer la charte qui et pourquoi pas, définir avec eux une charte de coopération trans-nationale spécifique, concevoir un espace (internet en particulier) de mutualisation des propositions issues des divers pays. Au niveau de l’Europe, un objectif réaliste serait d’établir en prévision de la campagne des Européennes 2009 (il faudrait absolument que cela soit fait avant le début de la campagne officielle) une liste de quelques propositions dans des domaines clef ; Si la dynamique fonctionne, cette liste de propositions sera défendue dans chaque pays par les participants au dossier20xx locaux. Pour ce qui est de l’appel à lancer, il pourrait être effectué après le 15/01, à l’occasion d’une date symbolique : 25 mars, date du traité de Rome, ou autre. Qu’en pense l’auguste e-ssemblée ? llecuyer - Répondre à ce message

27 décembre 2004 La charte : 1) Le pouvoir 2) Les femmes Deux éléments qui me semblent nécessaire de rendre explicites dans la charte. 1)L’exercice du pouvoir Si nous discutons d’un pouvoir à créer parlons en ! A côté de toutes nos intentions pour une vie réellement démocratique où le citoyen est respecté, il nous faut aussi parler de l’exercice du pouvoir. Une bonne part des raisons pour lesquelles le public s’est détourné de la politique est due à une certaine forme d’exercice du pouvoir : opaque, méprisant, autain, désinvolte, quand il n’est pas veule, cupide, vénal, illégal (écoutes téléphoniques commanditées par Miterrand par exemple). Ces attitudes conduisant à l’exclamation ô combien trop populaire : “Tous pourris !” Si nous voulons crédibiliser notre démarche il est essentiel d’introduire dans la charte notre vision de ce qu’est le pouvoir et comment il devrait s’exercer. Il me semble nécessaire de mentionner dans la charte que l’exercice du pouvoir n’est dû qu’à une délégation des citoyens. Que ce pouvoir est une charge et une responsabilité et non un droit à des prérogatives et des priviléges. Nous devons parler de la transparence des comptes publics Que soient mis en ligne sur Internet des tableaux clairs mis à jour réguliérement donant l’état réel, de l’endettement public, des contributions directes ou indirectes comme des dépenses. Que toutes et tous puissent connaitre la réalité des différents prélevements fiscaux dans leur grandes masses. Que ces chiffres fassent foi et puissent etre utilisés dans le débat public.Qu’il ne soit pas obligatoire d’être un expert de la comptabilité publique pour savoir quel est le montant du déficit de la sécurité sociale ou de la TVA collectée trimestre après trimestre... La clarté de l’accés aux comptes publics doit etre aussi essentielle que leur publicité. 2)Les relations hommes - femmes Hervé Le Crosnier dit lui même que sa formule est à revoir, “se doter des moyens de faire vivre réellement les droits des femmes”, mais la mention des relations entre les hommes et les femmes me semble fondamentale. Si désormais nous affirmons qu’il doit y avoir égalité entre les deux moitiés de l’humanité, si la "dernière Ecole des Femmes” dirait “il n’y a pas une moitié subalterne et l’autre qui gouverne”, il n’en demeure pas moins que “du coté de la barbe est la toute puissance”. Je rappellerai ce que j’ai mentionné dans une autre intervention du forum, aucune loi de parité, aucun réglement ne combattra efficacement une idéologie aussi profondément ancrée. Si mesures il faut prendre, il faut les appliquer dès le plus jeune age, quand l’esprit se forme. Et ça commence petit quand un garçon de 6 ans peut se moquer de son camarade en le traitant de fille. Cette fille qui ne serait “qu’un garçon manqué”, et puis de toute façon “les garçons ça ne pleurent pas”. “Charbonnier n’est pas maitre chez soi” quand il vit avec une charbonnière. Il ne s’agit plus de féminisme. Ces questions doivent être prises en charge par tout le corps social. Comme pour toute forme d’attitude méprisante ou aggressive vis à vis d’un autre dont la nature est différente, c’est l’ensemble du corps social qui doit se sentir concerné. La charte doit intégrer la proclamation d’un vrai vivre ensemble hommes et femmes sur des bases d’estime et de reconnaissance réciproques. Ce serait la première fois qu’une plateforme politique oserait affirmer, sans considération juridique, la primauté de ce qui fonde en grande partie les relations humaines. Ne suivons pas sur cette question le modèle américain et songeons à ces phrases de Guizot, ministre de Louis-Philippe qui ne passait pas pour un dangereux socialiste : "Partout où la politique a été faussée, incapable, mauvaise, la justice a été sommée d’agir à sa place, de se régler par des motifs puisés dans la sphère du gouvernement et non dans les lois, de quitter enfin son siège sublime pour descendre dans l’arène des partis." et encore : "Et comme le pouvoir judiciaire se lie de plus près et plus intimement que tout autre à la société, comme tout aboutit ou peut aboutir à des jugemens, c’est le pouvoir judiciaire qui sera appelé à sortir de sa sphère légitime, pour s’exercer dans celle où le gouvernement n’a pu suffire" Patrick Altman

27 décembre 2004 > La charte : 1) Le pouvoir 2) Les femmes l’égalité homme femme Non seulement il faut promouvoir l’égalité homme femme, mais je crois que plus simplement, il faut éradiquer définitivement toute notion de "supériorité ontologique" d’êtres sur d’autres êtres. Un être n’est jamais supérieur à un autre être. Bien entendu, si nous ne considérons pas une qualité et une seule, car alors il existe une relation d’ordre possible "celui-ci est plus agé que moi, cet autre est plus fort ou plus riche que celui-là). Par contre à partir d’une caractéristique ou de quelques-unes (homme blanc âgé riche, doté de pouvoir, et de savoir) se déclarer supérieur à un autre "femme, pauvre, noire..." c’est là le scandale le plus inhumain qui soit et que l’on doit combattre de toutes ces forces... C’est ce qui fait toutes les injustices du monde, les guerres, l’esclavage, les génocides, l’exploitation des hommes par d’autres, la veulerie, les excès de pouvoir, la torture, la tromperie... Et ça on le retrouve à tous les niveaux de notre vie ensemble : au bureau, à l’école, à l’église, dans les associations... partout ! Lire ce livre terrible "la férocité blanche" : sur le génocide des indiens et des noirs... Après, on sait très bien ce qu’il y a faire... Chacun de nous est unique et intrinsèquement ni inférieur ni supérieur à qui que ce soit... et personne n’a de droit à considérer l’autre comme inférieur... Et donc personne n’a aucun droit à exercer un quelconque pouvoir sur lui : qui ne saurait être justifié négocié expliqué public. Dans une démocratie d’aucun n’a de droit particulier du fait de ses qualités ou de sa condition. Entre 2 êtresautonomes, quelles que soient leur qualités leur conditions ou leur situation de départ, il s’agit d’échanger, de dialoguer de négocier un faire ensemble, fonction des intérêts réciproques des parties. Il ne doit jamais y avoir prise d’autorité de l’un sur l’autre... Le pouvoir sur un autre n’existe que dans une relation "parents-enfants" tant que l’enfant ne peut pas vivre de manière autonome. Si la société fonctionne pourtant avec ces pouvoirs des uns sur les autres, c’est parce que la valeur sous tendues est la force... Nous sommes encore gouvernés par "la loi de la jungle" à peine adoucie par quelques institutions... Après les trentes glorieuses de notre pays (nos élites avaient par trop faillies et avaient été obligées de laisser la place à "du sang neuf") la classe dominante a repris toutes les manettes du pouvoir et préfère voir mourir le pays d’étouffement que de laisser des forces nouvelles (plus adaptées au monde d’aujourd’hui) innovantes créatives prendre de l’essor pour décider de l’avenir de notre pays...Tous les instituitions : répartition de l’impôt, justice, éducation nationale, même la sécu... sont peu à peu dévoyées et ne seront bientôt plus que des simulacres d’institutions démocratiques". Pour moi, le combat le plus important c’est de mettre en place dans notre pays des institutions qui ne permettent plus la préemption du pouvoir par les mêmes...au profit de ceux qui leur ressemblent (ceux qui sont supérieurs). Comme dit P. Altman, le pouvoir ne doit s’accompagner d’aucun privilège ni d’aucune prérogative particulière, signe symbole une soi disante supériorité sur les autres... Le pouvoir est une capacité à faire qu’une majorité d’habitants a donné à ses représentants pour un laps de temps donné. Ce faire doit servir la collectivité pays et non la collectivité sociale à qui appartient le représentant... Et donc il faut mettre en place des mécanismes d’élection d’évaluation qui empêche la collusion intérêt personnels, intérêts collectifs ... pas facile ça à trouver !!! Là faut qu’on réflechisse ... Claire