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Différences pour texte commun RCI


changed:
-
A faire (Fabien ?) : texte introductif montrant en quoi la connaissance pose des questions d'ordre politiques.<br>
<h3>
1 - Quel forme de l'emploi souhaitons-nous ?</h3>
<p><i>Cette question pourrait-être formulée d'une manière plus
provocatrice : quelle précarité souhaitons-nous ? Avant d'entrer dans
le vif du sujet en posant la question des statuts d'emplois dans le
champ culturel ou celui de la recherche avec leurs spécificités, il
faut prendre la mesure des exigences contradictoires qui s'appliquent
aux activités créatives intellectuelles :<br>
</i></p>
<ul>
  <li><i>Besoin d'indépendance (choix des buts, des méthodes pour les atteindre)</i></li>
  <li><i>Besoin de temps et d'une maîtrise du temps</i></li>
  <li><i>L'articulation individuel-collectif </i></li>
  <li><i>Devoir de rendre à la société, sans que celui-ci ne puisse prendre la forme d'un contrat</i></li>
</ul>

<h4>Cas de la recherche </h4>
<p>
Dans le domaine de la recherche, une des principales revendications du
mouvement des chercheurs est la résorption de la précarité. le
mouvement a été principalement déclenché par l'annonce en 2003, de la
transformation de 550 postes de titulaires des organismes en CDD. Cette
évolution reste une tendance lourde. Dans le <a href="http://www.pactepourlarecherche.fr">projet de loi</a> qui vient
d'être rendu public, l'absence de toute programmation de l'emploi
scientifique (revendication constante depuis 2 ans) est interprétée
comme un signal fort. La montée en puissance du financement sur projet
(via l'agence nationale de la recherche notamment) s'accompagnera mécaniquement
de la multiplication de contrats de travail dont la durée sera celle
des projets eux-mêmes (3 ans). Il s'agira non-seulement de postes de
chercheurs, mais aussi de personnels d'accompagnement. Notons également
que depuis le mois d'Août, la limite d'age pour l'accès aux premiers
grades de chercheurs dans les organismes de recherche a été levé, ce
qui ouvre la voie à une rapide dérive de l'age moyen d'accès aux postes
de titulaires.
</p>
<p>
La question du type d'emploi le plus adapté à la pratique de la
recherche reste néanmoins largement ouverte. Il faut rappeler que,
jusqu'en 1984, les chercheurs des EPST (CNRS, INSERM,&nbsp; INRIA...) étaient contractuels de l'Etat avant
d'obtenir le statut de fonctionnaire. A l'époque, une grande partie
d'entre eux s'y étaient opposés. Rétrospectivement néanmoins, on peut
considérer que cette évolution a permis de ralentir la tendance à la
précarisation à l'oeuvre dans l'ensemble du monde du travail.</p>

<p>La réflexion sur le mode d'emploi devrait prendre en compte des
éléments propres au fonctionnement de ce secteur. Certaines de ces
caractéristiques peuvent être mis à mal par
le développement de l'emploi précaire :</p>

<ul>
  <li>
Assurer une continuité des savoirs. Il a pu être montrer que
l'instabilité professionnelle impacte directement le type de recherche
menée en favorisant les études de court termes sans prises de risque
(lire à ce sujet un <a href="http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200102/cmselect/cmsctech/1046/1046.pdf">rapport du parlement britannique</a>
sur les contrats courts dans la recherche et la technologie). Il existe
aussi, au sein même des laboratoires, le risque d'une perte de savoirs
lié à un turnover permanent.</li>
  <li>Garantir une certaine indépendance du chercheur : la dépendance
directe à l'égard d'un chef d'équipe peut interdire la prise
d'autonomie et produire un type d'organisation sociale rigide où la
compétence scientifique n'est plus le premier déterminant. On peut voir se développer des systèmes de féodalités. Sur ce
point, on peut noter une évolution actuelle qui vise à accorder les
financements de thèse non plus aux étudiants les plus méritants (qui
alors pouvaient choisir le laboratoire de leur choix), mais au chef
d'équipe lui-même qui fait alors son marché parmi les diplômés.&nbsp;&nbsp;</li>
  <li>Favoriser l'élargissement de la base sociologique de la recherche et ouvrir plus
largement ce métier aux femmes. Le recul de l'age d'accès à des postes
titulaires, géographiquement stables, détournent de la recherche les
individus disposant d'un capital familial moins fort, mais aussi les
femmes.</li>
</ul>
<h4>Cas de la création et des activités culturelles</h4>
<p>&lt;A compléter&gt;</p>



<h4>
2 - Quel mode de financement, associée à quelle évaluation souhaitons-nous ?</h4>Les
principes de financement et d'évaluation ne sont pas seulement des
enjeux techniques. Ils ont un effet sur la pratique des chercheurs ou
artistes qui tendent naturellement à s'adapter aux exigences imposées
par les structures de financements et d'évaluation. Plusieurs aspects
doivent être envisagés :<br>
- Qui évalue, sur quel principe ?<br>
Dans le domaine de la recherche publique fondamentale, la question est
ici celle de l'autonomie du champ scientifique. Une des revendications
fortes est celle de préserver de façon absolue l'évaluation par les
pairs. Cette revendication peut rentrer en conflit avec le point 3,
celui de l'intervention des usagers dans les choix politiques. L'un des
enjeux de cet atelier est d'aboutir à concilier ces deux exigences.<br>
- Financement/évaluation centralisée ou locale ?<br>
- Financements mixtes publics/privés ?<br>
<br>
<h4>

3 - Quelle forme de démocratie dans les politiques de recherche et culturelles ?</h4>


<h4><br>

4 - Quelle société de la connaissance ?</h4><br>

<hr size="2" width="100%"><b>Commentaires<br>
<br>
</b>
From: talanconnais<br>
Date: Mon, 17 Oct 2005 09:12:57 +0200<br>
Subject: quelle forme d'emploi souhaitons nous?<br>
Message-ID: &lt;20051017091257+0200@www.voter-y.net&gt;<br>
&nbsp;Cette réflexion semble conduite dans le cadre actuel de l'organisation
de la recherche et du droit du travail.
Il me semble qu'il serait nécessaire de dépasser cette forme de
"corporatisme" et de conduire la réflexion dans le cadre de ce qui
sortira de l'atelier: "revenus, inégalités, travail, acrivité,
richesses".
Et ensuite de simplement prendre en compte les spécificités de cette
activité.
Donc étudier non pas ce que souhaitent les "chercheurs", mais les
moyens qui sont nécessités par cette recherche et aussi comment se
place cette activité dans une volonté démocratique et humaniste.
En ce sens, il faut bien que cette volonté de recherche ait un sens
acceptable par la communauté des citoyens (je prend par exemple la
recherche sur les modifications génétiques, ou celle sur le nucléaire)
Cela sera-t-il abordé dans les points 3 et 4 et avec d'autres regards
que celui des chercheurs?
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