Différences pour Présentation détaillée
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<h3><img src="/site/recherche-transparent-workshop-icon.png"> Les politiques publiques en matière de recherche, de création et d’innovation <br>
</h3>
<p>Les domaines de la recherche scientifique et de la culture ont été
marqués par deux mouvements de grande ampleur déclenchés par une
remise en cause du statut des professionnels de ces secteurs (mise en
place de CDD recherche, durcissement des conditions d’accès au statut
d’intermittent du spectacle). Ces mouvements ont permis d’ouvrir le
débat sur la place de la création intellectuelle dans notre société et
sur le rôle des pouvoir publics en matière de soutien à la création.<br>
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<p>L'atelier "Recherche, Création et innovation" vise à offrir un espace de
débat ouvert et continu pour les
personnes/organisations qui partagent
le souhait de renouveler les approches à la
création culturelle et scientifique, mais divergent sur les moyens à
utiliser. Le processus de débat
contradictoire a pour but d’aboutir à une plateforme incluant
des propositions de réformes des politiques publiques et des
institutions, et pouvant
recueillir l’assentiment le plus large possible. Cette plateforme
revendicative commune devra intégrer explicitement la dimension internationale, et notamment
européenne. Elle pourra servir de base au processus d'auditions
publiques des "candidats à la candidature" que Voter-Y envisage de lancer d'ici
quelques mois.</p>
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<b>Première rencontre : Samedi 8 Octobre<br>
<br>
</b>Pour cette première journée, l'atelier se propose d'explorer la
question des politiques en matière de création intellectuelle,
qu'elle soit scientifique, artistique ou
technique à travers 2 thèmes.<br>
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<li>Quelle place pour la création, l'innovation et les
créateurs dans
la société de demain ? La "stratégie de Lisbonne" tout en reconnaissant
l'importance des connaissances et de la création les instrumentalise au
profit de la seule dimension économique. Elle envisage la création
comme un outil permettant d'assurer la domination économique de
l'Europe sur le reste du monde, elle-même perçue comme le seul moyen de
préserver les emplois et les modèles sociaux européens. Son échec
pousse à
interroger au fond ses présupposés et à proposer un autre agenda qui
intègre la dimension universelle et coopérative de la recherche et de
la culture.</li>
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<li>Quels sont les modèles alternatifs permettant d'échapper à la
domination de la logique marchande dans le domaine de la création,
qu'il s'agisse d'organisation des institutions et financements
scientifiques, de financement des activités culturelles et de régimes
d'appropriation ou d'accès ? Comment favoriser les usages non marchands de la recherche ?</li>
</ul>Cette première journée devrait permettre de définir le cadre pour
le travail d'élaboration qui se déroulera dans les semaines à venir, au
travers de l'espace coopératif et lors de rencontres physiques. Il
s'agira de définir les questions à aborder en priorité, en lien avec
les prochaines échéances (vote de la loi d'orientation et de
programmation pour la recherche, directives européennes sur les
brevets, ...)., et dans la perspective des premières auditions
publiques des candidats. Nous chercherons à identifier ensemble les
intervenants (individus, associations, institutions) qui devront être
sollicités pour les phases suivantes.<br>
<h4>Perspective pour l'atelier :</h4>
<p>D'ores et déjà, le groupe d'animation a identifié un certain nombre
de pistes de réflexion qui devront être précisées et complétées lors de
cette première rencontre :. </p>
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<li>Coopération et concurrence<br>
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La recherche tout comme la création sont une combinaison complexe de
coopération et de compétition. Plus exactement, elles développent une
concurrence dans l'excellence sur un fonds de coopération et de
partage. De ce point de vue, l'adoption des techniques manageriales
(gestion par objectifs, mise en concurrence systématique à court terme
des équipes et des personnes) peut représenter un élément aussi
destructeur que l'intrusion du privé ou de l'appropriation. Comment
peut-on échapper à ce risque, sans pour autant favoriser l'immobilisme
bureaucratique ? Comment faire vivre et valoriser l'effort collectif ?</p>
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<li>Le rôle des pouvoirs publics en matière de création</li>
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<p>Quels doivent être les objectifs des politiques publiques en matière
de création (économiques, sociétaux, culturels...) ? Faut-il un
soutien aux industries ou aux créateurs ? Quelles ressources
fiscales ? Formes de mutualisation sociale du soutien à la
création scientifique et culturelle (politiques conduites et financées
par l'état, gestion spécialisée par les redevances et la gestion
collective, financement social et gestion sociétale à travers le revenu
d'existence ou les fonds sociaux)<br>
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<li>Garantir le temps de la création</li>
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Comment sortir de la logique de projet court terme (CDD, Agence de
moyens) ? Comment répondre à l’incapacité du capitalisme boursier
à assumer des investissements de long terme ? Comment rémunérer le
temps nécessaire à la création artistique ?</p>
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<li>Rapport créateurs / utilisateurs et évaluation des productions immatérielles</li>
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Peut-on évaluer les productions immatérielles ? Si oui comment ?
Qui décide des politiques de soutien ciblées, sur quelle base ?
Qui peut débattre des choix en matière de politique de
recherche et à quel stade, tout en garantissant l’autonomie de la
recherche ? Comment organiser l'évaluation distribuée par tous des
créations sans les méfaits de la centralisation marchande ?<br>
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<li>Diffusion</li>
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Politique en matière de brevet. Gratuité de la publication et de l'accès aux connaissances. Problème de
l’expertise scientifique. Soutien à la diffusion de la culture.<br>
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