Différences pour CR de la rencontre du 8 octobre 2005
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Ceci est le CR des premières discussions ayant eu lieu au sein de
l'atelier Recherche-Création-Innovation lors de la journée du 8
Octobre. Ce CR est non-exhaustif : nous rappelons que la participation
à ces ateliers se fait à titre individuel : les propos qui y sont
rapportés n'engagent pas les organisations auxquelles peuvent
appartenir les participants.<br>
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Il a été décidé lors de cette réunion de commencer
l'élaboration d'un <b>[texte commun RCI]</b> qui identifie les questions, affirme
les principes, et liste les principales propositions en matière de
politique de recherche et culturelles. Ce texte permettra de
suivre le travail de l'atelier en vue notamment d'une participation au
processus d'auditions civiques. Une prochaine réunion aura lieu le 5 Novembre (lieu à préciser).<br>
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L'atelier a commencé par des réactions au <a href="http://www.pactepourlarecherche.fr">projet de loi sur la
recherche</a> qui vient d'être rendu public (www.pactepourlarecherche.fr).
Il a été dénoncé par les participants, et notamment par les membres du
mouvement "<i>Sauvons la Recherche</i>" (Rq : un communiqué de SLR sera mis en
lien rapidement). Ce projet de loi, en cohérence avec les évolutions
actuelles des organismes de recherche (type CNRS, INSERM, ...), prévoit
de transférer l'ensemble du pilotage et de l'évaluation de la recherche
publique à une agence de financement sur appel d'offres (l'Agence
Nationale de la Recherche) dont le contrôle est directement confié au
gouvernement. Ce projet vise à retirer tout contrôle de la politique de
recherche aux scientifiques. Il privilégié la recherche jugée "utile"
et les projets de court terme sur les programmes de plus longue
haleine, et menace ainsi des pans entiers de la recherche (dont en
particulier les sciences humaines et sociales). Il institue l'emploi
précaire comme la norme. Il précarise l'emploi des chercheurs et les
savoirs. Il privilégie de façon systématique les processus de
compétitions entre équipes ou individus, plutôt que de favoriser la
cooépration entre les acteurs de la recherche. Il ne règle en aucune
façon les problèmes graves auxquels sont confrontés les universités.<br>
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Lionel Larqué (<i>les petits débrouillards/mouvement</i>) souligne la nécessité, dans une perspective de résistance
à ces orientations, de créer les conditions d'une alliance entre la
recherche et le monde social. Il faut en particulier rompre l'idée
d'une collusion entre recherche et pouvoir, casser l'image du chercheur
privilégié. Il faut être attentif à ne pas apparaître sur des
revendications purement coorporatistes (en particulier au sein d'une
initiative comme Voter-Y). Un exemple qui pourrait être suivi est celui
de la confédération paysanne, qui a su lier ses revendications à de
véritables enjeux sociaux. Nous devons savoir poser la question de la
place du savoir dans la société comme une question politique.<br>
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Stéphane Orly rappelle que le premier enjeu pour la <i>coordination des
intermittents et précaire</i> (CIP) est d'obtenir la renégociation des
accords UNEDIC. Une contre-proposition a ét formulée (lien à
ajouter). L'objectif est d'obtenir une continuité des droits. Le
protocole actuel vise à réduire le nombre de bénéficiaire du système.
Il n'y parvient pas, mais surtout ne remplit pas son rôle de
redistribution. En réalité, l'UNEDIC ne rend publique aucune évaluation
des effets de la réforme. A l'inverse, la CIP a réalisé une étude
sociologique sur les conséquences de la réforme (lien à ajouter).<br>
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Une discussion s'engage sur l'intérêt de traiter ensemble les questions
de recherche et de culture. Plusieurs intervenants notent qu'il s'agit
de mondes radicalement différents. Stéphane Olry s'étonne de la
contestation, par les chercheurs, de la notion de compétition. Il
remarque que, contrairement aux chercheurs, les artistes revendiquent
le statut de précaire, et ne souhaitent pas une fonctionnarisation de
l'emploi. Ce qui est revendiqué, c'est une continuité des droits. Annick Kieffer (<i>SNTRS-CGT</i>)
note que le statut de fonctionnaire pour les chercheurs est une
évolution récente (1984) : les chercheurs étaient jusqu'alors
contractuels. A l'époque, la question du bien-fondé de ce changement a
été aprement discuté. Elle note cependant qu'il ne faudrait pas à
l'inverse en venir à considérer l'emploi permanent comme un archaisme :
dans une perspective plus large, on peut considérer l'emploi permanent
comme une parenthèse de l'histoire capitaliste.<br>
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Christophe Bonneuil, de la <i>Fondation Sciences Citoyennes</i> propose de poser la question de l'émancipation de
la production de savoir des logiques marchandes et utilitaristes. Cette
problématique est transversale aux deux secteurs. Il souligne qu'il ne
faut pas idéaliser un quelconque "age d'or" de la recherche. Il faut
savoir faire des propositions qui ne consistent pas en un retour en
arrière vers une science très étatiques. Il considère que la société
civile peut être un partenaire important comme commanditaire mais aussi
co-producteur de savoir.<br>
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Philippe Piau remarque que le problème de l'évaluation peut également
permettre une approche transversale. Les deux secteurs sont confrontés
à l'affirmation d'une "excellence" culturelle ou scientifique. Une
discussion s'engage alors sur les effets des différents modes de
financements. Stéphane Olry et Philippe Piau décrivent les processus
qui conduisent à une dilution totale de l'évaluation des productions
artistiques, liés notamment à la décentralisation des politiques
culturelles. Il y a un phénomène de "commande par l'aval" (à préciser).<br>
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Fabien Jobart propose qu'un texte court soir rapidement élaboré qui
précise en quoi la connaissance pose des questions politiques.
Suivrait un certain nombre de questions qui devront être traitées par
l'atelier (voir <b>[texte commun RCI]</b>). Il sera nécessaire pour la suite d'inclure
les questions de politique européenne, et des représentants de la
recherche privée.<br>
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